Kollel Torat Chem

La personne qui souffre dans la Soucca (Mitstaer)

La dispense de la Soucca pour celui qui souffre (Mitstaer) : gêne causée par la Soucca elle-même ou par le trajet, et retour après une dispense.

Tichri 5787

La personne qui souffre dans la Soucca (Mitstaer)

La Torah dit :

« Vous habiterez dans des Souccot pendant sept jours. »

Les Sages ont expliqué ces mots ainsi : « Vous habiterez comme vous habitez chez vous ». On doit vivre dans la Soucca comme on vit normalement dans sa maison. C’est pourquoi, comme nous l’avons dit plus haut, on y fait autant que possible ses activités habituelles.

Mais cette même règle entraîne aussi une dispense. Si on subit une gêne telle que, chez soi, on quitterait la pièce, on est également dispensé de rester dans la Soucca et on peut la quitter.

Les Sages ont donc dit : « Celui qui souffre est dispensé de la Soucca. » Le Yerouchalmi ajoute que celui qui fait une Mitsva alors qu’il en est dispensé est appelé Hedyot.

Cependant, si la gêne peut être facilement supprimée, par exemple lorsqu’il fait très chaud ou très froid et qu’on peut apporter un ventilateur ou un chauffage, on doit le faire si cela ne demande pas trop d’efforts. Si cela demande un effort important, on n’y est pas obligé.

Il faut distinguer deux situations : celui qui souffre du fait même d’être dans la Soucca, et celui qui souffre seulement du trajet pour y arriver.

Quand la Soucca elle-même est inconfortable

Si on souffre du fait même d’être dans la Soucca, à cause de la pluie, d’une mauvaise odeur, d’un bruit qui empêche de dormir, de la peur des chats ou des voleurs, des moustiques, etc., on est dispensé de la Soucca.

Et dans ce cas, il ne faut pas chercher à être plus strict que nécessaire. Celui qui reste dans la Soucca malgré cette gêne alors qu’il en est dispensé est appelé Hedyot.

Quand c’est seulement le trajet qui est difficile

En revanche, si c’est seulement le trajet jusqu’à la Soucca qui est pénible, la règle change.

C’est le cas de celui qui n’a pas de Soucca dans sa cour et doit marcher une demi-heure sous un soleil brûlant ou par grand vent pour rejoindre une Soucca, ou de celui qui n’a pas encore de Soucca et doit en construire une.

Ce n’est pas la Soucca elle-même qui cause cette souffrance, mais l’effort nécessaire pour accomplir la Mitsva. La dispense de Mitstaer ne s’applique donc pas : elle ne concerne que la souffrance causée par la Soucca elle-même.

Quelqu’un qui était déjà dispensé de retourner dans la Soucca

Celui qui a quitté la Soucca à cause de la pluie, est rentré chez lui pour dormir ou manger, et s’est déjà couché ou a déjà commencé son repas, n’est plus obligé de ressortir pour retourner dans la Soucca.

Les décisionnaires écrivent que dans ce cas, celui qui décide malgré tout de retourner dans la Soucca n’est pas appelé Hedyot. Au contraire, il reçoit une grande récompense pour son effort.

De même, lorsqu’il est possible de supprimer la gêne, par exemple avec un chauffage ou un appareil anti-moustiques, même si cela demande beaucoup d’efforts, c’est une Mitsva de le faire pour pouvoir rester dans la Soucca.

Voir aussi

Souccot

L'obligation de dormir dans la Soucca

L'obligation de dormir dans la Soucca, même pour une courte sieste, et les conditions dans lesquelles on peut y dormir.

Les lois de la Soucca · Tichri 5787

Souccot

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Quand et sur quelle quantité réciter la bénédiction Lechèv BaSoucca : à chaque entrée ou seulement au repas fixe, sortie et retour, et oubli de la bénédiction.

Les lois de la Soucca · Tichri 5787