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'Hol HaMoed

11 הלכות · toratchem.com/he/sujets/hol-hamoed

  1. 1. Comment honorer 'Hol HaMoed ?
  2. 2. Peut-on se couper les cheveux ou les ongles pendant 'Hol HaMoed ?
  3. 3. La lessive, le repassage et le cirage des chaussures pendant 'Hol HaMoed
  4. 4. L'interdiction de travailler pendant 'Hol HaMoed
  5. 5. Travailler pour éviter une perte : le Davar HaAved
  6. 6. Préparation de la nourriture et besoins du corps pendant 'Hol HaMoed
  7. 7. Travailler quand on manque de nourriture ou pour les besoins de la collectivité
  8. 8. L'écriture pendant 'Hol HaMoed
  9. 9. Peut-on faire du commerce pendant 'Hol HaMoed ?
  10. 10. Construire ou rénover sa maison pendant 'Hol HaMoed
  11. 11. Réparer un vêtement pendant 'Hol HaMoed

Les lois de 'Hol HaMoed · תשרי תשפ״ז

1. Comment honorer 'Hol HaMoed ?

En bref : Situé entre les jours ordinaires et les jours de fête, ‘Hol HaMoed doit être honoré par la nourriture, la boisson et des vêtements propres (au minimum beaux et respectables ; beaucoup portent ceux de Chabbat) ; il est bien de mettre une nappe comme à Chabbat et Yom Tov. Le pain n'est pas obligatoire comme à Yom Tov, mais c'est une Mitsva de faire un vrai repas avec du pain, une fois le soir et une fois dans la journée, surtout à Souccot. C'est aussi une Mitsva de boire un Revi’it de vin chaque jour.

Honorer la fête

Les jours de ‘Hol HaMoed ne sont ni des jours ordinaires, ni des jours de fête. Ils sont entre les deux : beaucoup ne savent pas comment s’y comporter, et finissent par les traiter comme des jours ordinaires.

La Mekhilta explique qu’il faut honorer ‘Hol HaMoed par la nourriture, les boissons et des vêtements propres, et ne pas se comporter comme pendant les jours ordinaires. Beaucoup portent les vêtements de Chabbat ; au minimum, écrit le Michna Beroura, il faut des vêtements beaux, propres et respectables.

Les décisionnaires écrivent également qu’il est bien de mettre une nappe sur la table comme pour Chabbat et Yom Tov.

Même s’il n’est pas obligatoire de manger du pain comme à Yom Tov, c’est tout de même une Mitsva de faire un vrai repas avec du pain, une fois le soir et une fois dans la journée. Il faut honorer la fête par la nourriture et la boisson, et le pain est la base du repas : on s’efforcera donc de le faire.

C’est particulièrement important pendant la fête de Souccot, car cela permet aussi d’accomplir la Mitsva de la Soucca. De plus, certains avis considèrent qu’il faut manger deux repas dans la Soucca chaque jour de la fête. Même si ce n’est pas la Halakha retenue, celui qui peut faire cet effort sera béni.

C’est également une Mitsva de boire un Revi’it de vin chaque jour de ‘Hol HaMoed, pour la joie de la fête. Les commentateurs expliquent que la Mitsva de ושמחת בחגך‎, « Tu te réjouiras pendant ta fête », s’applique également à ‘Hol HaMoed.

Les lois de 'Hol HaMoed · תשרי תשפ״ז

2. Peut-on se couper les cheveux ou les ongles pendant 'Hol HaMoed ?

En bref : Pendant 'Hol HaMoed, il est interdit de se couper les cheveux et de se raser, chez un Juif comme chez un non-Juif, même pour qui se rase chaque jour ; les femmes aussi, mais elles peuvent se raser les autres parties du corps. Il est permis de tailler la moustache, de se peigner et de couper les cheveux d'un petit enfant (mieux avant Yom Tov). Se couper les ongles est permis comme d'habitude, même s'ils ont été coupés la veille de Yom Tov ; les Ashkénazes sont plus stricts.

Se couper les cheveux

C’est une Mitsva de se couper les cheveux en l’honneur de Yom Tov1, afin d’entrer dans la fête propre et présentable.

Les Sages ont donc interdit de se couper les cheveux et de se raser pendant ‘Hol HaMoed, afin que personne ne repousse sa coupe jusqu’à la fête et n’entre dans Yom Tov avec une apparence négligée. Même celui qui se rase tous les jours n’a pas le droit de le faire.

Les femmes n’ont pas non plus le droit de se couper les cheveux pendant ‘Hol HaMoed2, mais il est permis de se raser les autres parties du corps3.

Il n’y a pas de différence entre se faire couper les cheveux chez un Juif ou chez un non-Juif : dans les deux cas, c’est interdit. De même, un Juif n’a pas le droit de couper les cheveux d’un non-Juif, sauf s’il n’a pas de quoi manger.

En revanche, il est permis de couper les cheveux d’un petit enfant qui les a longs. Malgré tout, c’est une Mitsva de le faire avant Yom Tov, afin qu’il entre dans la fête propre et présentable.

Il est également permis de tailler la moustache, même avec des ciseaux.

Il est aussi permis de se peigner, sans craindre d’arracher quelques cheveux.

Les ongles

Il est permis4 de se couper les ongles pendant ‘Hol HaMoed comme d’habitude, même s’ils avaient déjà été coupés la veille de Yom Tov, puisqu’ils repoussent rapidement. Cependant, les Ashkénazes ont l’habitude d’être plus stricts sur ce point.

  1. Choul’han Aroukh, Siman 531, Séïf 1.

  2. Choul’han Aroukh, Siman 546, Séïf 5.

  3. Michna Beroura, Séïf Katan 16. Il lui est également permis de s’occuper de tous les soins de beauté et de mise en valeur qui concernent les besoins du corps, comme expliqué plus loin.

  4. Choul’han Aroukh, Siman 532, Séïf 1.

Les lois de 'Hol HaMoed · תשרי תשפ״ז

3. La lessive, le repassage et le cirage des chaussures pendant 'Hol HaMoed

En bref : La lessive est interdite pendant 'Hol HaMoed, sauf pour le linge qui se salit constamment — serviettes (indulgence en cas de besoin pour celles de bain), nappes nécessaires si toutes sales, vêtements d'enfants se salissant constamment, chaussettes et sous-vêtements — et seulement pour ce qui est nécessaire à la fête. Un seul vêtement de Chabbat sale peut être lavé, mais pas deux. Nettoyer les taches, brosser la poussière, repasser et cirer les chaussures pour la fête sont permis.

La lessive

Comme pour la coupe de cheveux, les Sages ont interdit de faire la lessive pendant ‘Hol HaMoed1. Le but est d’éviter qu’on repousse sa lessive jusqu’à la fête et qu’on entre dans Yom Tov avec des vêtements sales.

Même celui qui a lavé tous ses vêtements avant Yom Tov et qui les a ensuite tous salis n’a pas le droit de les laver. Il devra acheter de nouveaux vêtements ou nettoyer les taches.

Les Sages ont toutefois permis de laver ce qui se salit constamment : ce genre de linge, même lavé la veille de Yom Tov, aurait de toute façon besoin d’être relavé pendant la fête. Cette permission ne concerne que ce qui est nécessaire pour la fête.

Il est donc permis de laver :

  • Les serviettes pour les mains et les serviettes de bain. Certains sont toutefois plus stricts pour les serviettes de bain ; en cas de besoin, on peut être indulgent.
  • Les nappes : si elles sont toutes sales, il est permis de laver celles qui sont nécessaires.
  • Les vêtements des enfants qui se salissent constamment. Il n’y a pas d’âge précis : cela concerne tout enfant qui ne sait pas encore garder ses vêtements propres.
  • Les vêtements qui prennent facilement la transpiration, comme les chaussettes, les sous-vêtements, etc.

Le Choul'han Aroukh écrit que celui qui ne possède qu’un seul vêtement a le droit de le laver. Les décisionnaires précisent que s’il possède des vêtements ordinaires propres mais un seul vêtement de Chabbat, et que celui-ci est devenu sale, il peut le laver.

En revanche, s’il possède deux vêtements de Chabbat et qu’ils sont tous les deux sales, il lui est interdit de les laver, comme nous l’avons expliqué.

Il est permis de nettoyer les taches, car cela n’est pas considéré comme une lessive. On peut aussi brosser la poussière d’un vêtement ou d’un chapeau.

Dans tous les cas, même lorsque la lessive est permise, elle ne concerne que ce qui est nécessaire pour la fête. Ce qui n’est pas nécessaire pour ‘Hol HaMoed et Yom Tov ne doit pas être lavé, même en l’ajoutant dans la machine avec le linge autorisé.

Repassage et cirage des chaussures

Il est permis de repasser les vêtements pour les besoins de la fête, et de cirer les chaussures.

  1. Choul’han Aroukh, Siman 534, Séïf 1.

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4. L'interdiction de travailler pendant 'Hol HaMoed

En bref : Selon le Choul'han Aroukh, l'interdiction de travailler à 'Hol HaMoed est rabbinique, le Biour Halakha penchant pour la Torah ; les Sages ont permis cinq cas (perte, nourriture, personne sans quoi manger, collectivité, travail simple). Un travail simple est permis s'il est nécessaire pour la fête ; sinon il reste interdit. Est professionnel tout travail demandant compétence (repeindre, réparer une voiture, percer un mur) ; planter un clou ou changer une roue sont simples et permis si nécessaires.

L’interdiction de travailler

Celui qui méprise les fêtes, par exemple en y travaillant, est considéré comme s’il pratiquait l’idolâtrie.

Les décisionnaires discutent de la nature de l’interdiction de travailler pendant ‘Hol HaMoed. Pour certains, c’est une interdiction de la Torah, comme à Yom Tov, avec toutefois certaines autorisations. Pour d’autres, c’est une interdiction rabbinique.

Le Choul'han Aroukh considère que l’interdiction est rabbinique. Le Biour Halakha penche toutefois pour une interdiction de la Torah, comme l’ont écrit plusieurs Richonim.

De manière générale, les Sages ont permis le travail dans cinq cas :

  • Une perte qui risque d’être subie
  • Les travaux nécessaires à la préparation de la nourriture
  • Une personne qui n’a pas de quoi manger
  • Les besoins de la collectivité
  • Un travail simple, fait sans savoir-faire particulier, même pour une personne seule

L’interdiction concerne surtout un travail professionnel ou un travail qui n’est pas nécessaire pour la fête. Mais un travail simple, fait pour les besoins de la fête, est permis.

Commençons par ce dernier cas.

Travail simple, même pour une personne seule

Le travail simple est permis pendant ‘Hol HaMoed, à condition d’être nécessaire pour la fête. Si l’on n’en a pas besoin maintenant, cela reste interdit, même s’il s’agit d’un travail simple.

Un travail est considéré comme professionnel dès qu’il demande une certaine compétence ou une attention particulière pour être bien fait.

Repeindre une maison, réparer une voiture ou une crevaison sont donc des travaux professionnels : beaucoup savent les faire, mais ils demandent une certaine compétence pour être bien faits.

Il en va de même pour percer un mur ou réparer des appareils électriques.

En revanche, planter un clou dans un mur ou changer une roue ne demandent pas de compétence particulière. Ce sont donc des travaux simples, permis lorsqu’ils sont nécessaires pour la fête.

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5. Travailler pour éviter une perte : le Davar HaAved

En bref : Pendant ‘Hol HaMoed, même un travail professionnel est permis pour éviter une perte (Davar HaAved), même minime, à condition qu’elle porte sur ce qu’on possède déjà et que le travail ne demande pas trop d’efforts (sinon : indulgence seulement en cas de perte importante). Un simple manque à gagner n’est pas une perte, et si l’on peut attendre la fin de la fête, c’est interdit — de même pour qui a repoussé exprès le travail. Un salarié doit tout faire pour ne pas travailler ; si l’employeur refuse et qu’il risque le licenciement ou des dommages importants, c’est permis, sinon interdit.

Une perte qui risque d’être subie

Même un travail professionnel est permis lorsqu’il s’agit d’éviter une perte.

Il y a « perte » lorsque, sans ce travail fait pendant ‘Hol HaMoed, on subirait une perte sur ce qu’on possède déjà. Même une perte minime compte, et même si le travail n’est pas nécessaire pour la fête.

Un manque à gagner, en revanche, n’est pas une perte : il n’entre pas dans cette autorisation.

De même, si on peut attendre la fin de la fête sans subir de perte, il est interdit de faire le travail pendant ‘Hol HaMoed.

Si la perte n’est pas certaine mais que la crainte est raisonnable, on peut être indulgent.

Cependant, l’autorisation de « Davar HaAved » (une perte qui risque d’être subie) ne s’applique que lorsque le travail ne demande pas trop d’efforts. S’il exige un effort excessif, on ne peut pas être indulgent, sauf en cas de perte importante.

Reporter volontairement le travail à ‘Hol HaMoed

Celui qui aurait pu faire un travail avant la fête mais l’a volontairement repoussé à ‘Hol HaMoed n’a pas le droit de le faire : c’est une sanction des Sages pour avoir repoussé le travail exprès.

Mais s’il l’a repoussé sans avoir l’intention de le faire pendant ‘Hol HaMoed, et qu’après la fête il ne pourra plus le faire, c’est permis.

Un salarié

Un salarié doit faire tout son possible pour éviter de travailler pendant ‘Hol HaMoed. Il doit en parler à son employeur et essayer de prendre ses jours de congé pendant la fête.

Si son employeur refuse malgré tout, et qu’en ne venant pas travailler il risque d’être licencié ou de subir d’autres dommages importants, il lui est permis de travailler : c’est un « Davar HaAved ».

Mais s’il n’y a pas de risque de ce genre, il lui est interdit de travailler pendant ‘Hol HaMoed.

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6. Préparation de la nourriture et besoins du corps pendant 'Hol HaMoed

En bref : Pendant 'Hol HaMoed, tout est permis pour préparer la nourriture, même un travail professionnel, mais seulement pour la nourriture de la fête. Les travaux nécessaires aux besoins du corps sont permis s'ils sont simples ; si leur absence cause une gêne importante, même un travail professionnel est permis. Dans tous ces cas, la réparation doit pouvoir s'achever pendant 'Hol HaMoed : il est interdit de déposer la voiture au garage si elle ne sera prête qu'après la fête.

Préparation de la nourriture et besoins du corps

Tout est permis pour la préparation de la nourriture, même un travail professionnel.

Il est donc permis de cuisiner et de faire de la pâtisserie, ainsi que de réparer un four, un réfrigérateur ou tout autre appareil nécessaire à la préparation ou à la conservation de la nourriture.

Tout cela ne vaut que pour la nourriture de la fête, et non pour ce qui sera consommé après.

Pour réparer un four, on peut même appeler un technicien juif : pour lui, ce n’est pas directement une préparation de nourriture, mais il travaille pour qu’un autre Juif puisse préparer la sienne.

Dans ce cas, la sanction pour report volontaire ne s’applique pas. Même s’il aurait pu cuisiner ou réparer le four avant la fête, il en a besoin maintenant pour la nourriture de la fête : il peut donc le réparer. Il vaut mieux toutefois ne pas compter là-dessus à l’avance.

Les travaux nécessaires aux besoins du corps sont également permis pendant ‘Hol HaMoed lorsqu’il s’agit d’un travail simple. Si leur absence cause une gêne importante, même un travail professionnel est permis.

Si la douche tombe en panne et que sa réparation nécessite un professionnel, elle est donc permise : sans douche, on devrait aller aux bains publics.

Il en va de même si la climatisation ou le chauffage de la maison tombe en panne.

Si la voiture tombe en panne et qu’on doit se rendre dans un endroit où on ne peut pas aller à pied, ou seulement au prix d’un effort excessif, on peut la faire réparer, même si cela nécessite un travail professionnel.

Mais dans tous ces cas, la réparation doit pouvoir être terminée pendant ‘Hol HaMoed, pour qu’on en profite pendant la fête. Il est interdit de déposer la voiture chez le garagiste pendant ‘Hol HaMoed si elle ne sera prête qu’après la fête.

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7. Travailler quand on manque de nourriture ou pour les besoins de la collectivité

En bref : Un travailleur pauvre qui manque de nourriture peut travailler ; on peut même lui confier des travaux sans rapport avec la fête pour qu'il achète dignement ce dont il a besoin, mais non pour rembourser des dettes. Les Séfarades peuvent être indulgents même s'il possède déjà le nécessaire ; pour les Ashkénazes, il est préférable d'être plus strict, mais l'indulgent a sur qui s'appuyer. Les travaux nécessaires au public (épicerie ouverte, ascenseur, Érouv) sont permis.

Une personne qui n’a pas de quoi manger

Un travailleur pauvre qui n’a pas de quoi manger a le droit de travailler. On peut aussi lui confier des travaux, même sans rapport avec la fête et sans perte à éviter, afin qu’il gagne de l’argent et achète dignement ce dont il a besoin pour la fête.

En revanche, il lui est interdit de travailler simplement pour rembourser des dettes ou pour d’autres besoins similaires.

Les décisionnaires discutent pour savoir qui entre dans cette catégorie.

Certains expliquent qu’il s’agit uniquement d’un pauvre à qui manque même le strict nécessaire. S’il possède déjà le nécessaire mais qu’il lui manque des choses importantes, comme du vin ou de la viande, il lui est interdit de travailler.

D’autres considèrent qu’on peut également être indulgent dans ce cas, afin qu’il puisse profiter de la fête comme tout le monde et ne manque de rien.

C’est pourquoi les Séfarades1 peuvent être indulgents même s’il possède déjà le nécessaire. Pour les Ashkénazes, il est préférable d’être plus strict, mais celui qui se montre indulgent a sur qui s’appuyer.

Les besoins de la collectivité

Il est permis de faire les travaux nécessaires au public.

Il est donc permis d’ouvrir une épicerie pendant ‘Hol HaMoed, puisque les gens ont besoin d’acheter de la nourriture.

En revanche, les magasins de vêtements et autres commerces similaires ne peuvent pas ouvrir, puisque le public n’a pas besoin d’acheter des vêtements pendant la fête.

Il est également permis de réparer un ascenseur, un bus, la climatisation d’une synagogue ou l’Érouv, ainsi que tout ce dont le public a besoin pendant la fête.

  1. Puisque l’interdiction de travailler pendant ‘Hol HaMoed est d’ordre rabbinique.

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8. L'écriture pendant 'Hol HaMoed

En bref : L’écriture courante, à la main ou sur ordinateur, n’est pas un travail professionnel mais un travail simple : il est donc permis d’écrire ce qui est nécessaire pour la fête (par ex. une liste de courses), ainsi que pour éviter une perte. Pour des choses non nécessaires pour la fête, il faut écrire autrement que d’habitude. Les enfants ont aussi le droit de dessiner, et l’on peut écrire des ‘Hidouché Torah même sans les utiliser pendant ‘Hol HaMoed. Prendre des photos est permis, car ce n’est pas considéré comme de l’écriture.

Écriture

L’écriture courante, à la main ou sur ordinateur, n’est pas considérée comme un travail professionnel, mais comme un travail simple.

Il est donc permis d’écrire ce qui est nécessaire pour la fête, par exemple une liste de courses.

C’est permis aussi pour éviter une perte.

En revanche, si l’on veut écrire des choses qui ne sont pas nécessaires pour la fête, il faut écrire autrement que d’habitude.

Les enfants ont également le droit de dessiner.

Il est permis d’écrire des ‘Hidouché Torah, même si l’on ne compte pas les utiliser pendant ‘Hol HaMoed.

Il est permis de prendre des photos pendant ‘Hol HaMoed, car cela n’est pas considéré comme de l’écriture.

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9. Peut-on faire du commerce pendant 'Hol HaMoed ?

En bref : Il est interdit de faire du commerce pendant ‘Hol HaMoed, y compris acheter des vêtements, des ustensiles pour la maison ou tout produit inutile pour la fête. En revanche, on peut acheter ce dont on a besoin pour la fête : nourriture, appareils nécessaires à la préparation des repas, vêtements dont on a besoin pour la fête. En cas de « Davar HaAved » (promotion qui ne sera plus disponible après la fête, ou produit introuvable chez soi qu’il faudrait refaire le trajet exprès pour acheter), on peut acheter, même sans en avoir besoin pour la fête.

Commerce

Il est interdit de faire du commerce pendant ‘Hol HaMoed. Cela comprend notamment l’achat de vêtements, d’ustensiles pour la maison et de tous les produits dont on n’a pas besoin pour la fête.

En revanche, ce dont on a besoin pour la fête peut être acheté : de la nourriture, ou des appareils nécessaires à la préparation des repas.

Il est également permis d’acheter les vêtements dont on a besoin pour la fête.

Il arrive qu’on trouve dans un magasin une promotion qui ne sera plus disponible après la fête, ou qu’on se trouve dans un endroit où l’on vend un produit introuvable chez soi, et qu’après la fête on n’y reviendra pas, ou qu’il faudra refaire le trajet exprès. Dans ces cas, c’est un « Davar HaAved ».

On peut alors acheter le produit, même si on n’en a pas besoin pour la fête.

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10. Construire ou rénover sa maison pendant 'Hol HaMoed

En bref : Il est interdit de construire ou de rénover sa maison pendant ‘Hol HaMoed, même par un non-Juif et même si les travaux avaient commencé avant la fête ; il est également interdit de repeindre. Toutefois, si l’arrêt des travaux risque de causer une perte importante, ils sont permis s’ils sont confiés à un entrepreneur non juif — mais non à un salarié — et si l’entrepreneur est juif, cela reste interdit même si ses ouvriers ne sont pas juifs. Il est permis d’arroser les arbres et le jardin pour les maintenir en bon état, mais pas pour les améliorer ou les embellir.

Construction et réparations dans la maison

Il est interdit1 de construire ou de rénover une maison pendant ‘Hol HaMoed, même si les travaux sont effectués par un non-Juif et même s’ils ont commencé avant la fête.

Cependant, si l’arrêt des travaux risque de causer une perte importante, ils sont permis s’ils sont confiés à un entrepreneur non juif. Mais s’il s’agit d’un salarié, cela reste interdit.

Si l’entrepreneur est juif, même si ses ouvriers ne sont pas juifs, cela reste interdit.

Il est également interdit de repeindre la maison.

Il est permis d’arroser les arbres et le jardin pour les maintenir en bon état, mais pas pour les améliorer ou les embellir.

  1. Choul’han Aroukh, Siman 540, Séïf 1.

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11. Réparer un vêtement pendant 'Hol HaMoed

En bref : Pendant ‘Hol HaMoed, il est interdit de réparer ou de coudre des vêtements et des chaussures. Si on en a besoin pour la fête, on peut les réparer lorsqu'il s'agit d'un travail simple. Faire un ourlet — et de même recoudre un bouton — est considéré comme un travail professionnel et reste interdit ; en cas de besoin, on coudra le bouton autrement : moins serré, ou sans passer par tous les trous.

Réparer un vêtement

Il est interdit de réparer ou de coudre des vêtements et des chaussures pendant ‘Hol HaMoed.

Si on en a besoin pour la fête, il est permis de les réparer lorsque c’est un travail simple.

Faire un ourlet est déjà considéré comme un travail professionnel : c’est donc interdit.

Il en va de même pour recoudre un bouton.

En cas de besoin, on le coudra autrement : moins serré, ou sans passer par tous les trous.

Contact : Rav Eliezer Elgrabli
[email protected]

06 14 33 04 40 / +972 54 844 24 97

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