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En vacances

7 הלכות · toratchem.com/he/sujets/vacances

  1. 1. Tefilat Haderekh (la prière du voyageur) : à partir de quelle distance et quand la réciter ?
  2. 2. Tefilat Haderekh : plusieurs trajets dans la même journée, acquittement et formule complète
  3. 3. Birkat HaGomel : quand la réciter et dans quels délais ?
  4. 4. Manger en route : le changement d'endroit pendant un repas
  5. 5. Cachérisation des ustensiles dans une location
  6. 6. Chabbat à l'hôtel : carte magnétique et allumage des bougies
  7. 7. Me'in Chéva, plaque de Chabbat et réfrigérateur en location

Le Guide des vacances · אב תשפ״ו

1. Tefilat Haderekh (la prière du voyageur) : à partir de quelle distance et quand la réciter ?

En bref : Selon la stricte Halakha on récite Tefilat Haderekh dès 4 km (une Parsa) sur route interurbaine. En pratique, les Séfarades ne la récitent dans sa formule complète que pour un trajet aller d'au moins 72 minutes ; dès 4 km, ils la disent sans la formule complète, alors que les Ashkénazes la récitent complètement dès 4 km. Idéalement on la récite dès la sortie de la ville ; à postériori, tant qu'il reste 4 km (Ashkénazes) ou 72 minutes (Séfarades), on peut encore la dire avec la bénédiction.

Selon les décisions halakhiques du Rav Ofir Malka Chelita

Les Bénédictions

Tefilat Haderekh (la prière du voyageur)

À partir de quelle distance doit-on réciter Tefilat Haderekh ?

Le Choul’han Aroukh tranche qu’il faut réciter Tefilat Haderekh une fois qu’on est déjà en route, à condition qu’il reste encore au moins une Parsa à parcourir. Si le trajet est plus court, on la récite sans conclure par la bénédiction.

Si l’on a oublié de la dire au départ, on peut encore la réciter tant qu’on est en chemin et qu’il reste plus d’une Parsa avant d’arriver à destination. Une fois cette distance dépassée, on la dira sans la bénédiction.

Une Parsa correspond à 8 000 Amot, soit environ 4 kilomètres. Cette mesure dépend de la distance et non du temps. Ainsi, même en voiture, dès que l’on parcourt au moins 4 kilomètres sur une route interurbaine, on est tenu de réciter Tefilat Haderekh.

Cependant, certains avis considèrent qu’une Parsa correspond à un temps de trajet de 72 minutes. D’après eux, même si l’on parcourt bien plus de 4 kilomètres en voiture, si le trajet dure moins de 72 minutes, on ne récite pas la bénédiction dans sa formule complète.

Ainsi, bien que selon la stricte Halakha on se base sur la distance et non sur le temps, les Séfarades préfèrent ne pas faire de bénédiction avec le nom d’Hachem en cas de doute ou de discussion rabbinique (Ma’hloket). Ils ne récitent donc Tefilat Haderekh dans sa formule complète que pour un trajet aller d’au moins 72 minutes. Il existe aussi une discussion pour savoir si l’on peut également prendre en compte le trajet retour lorsqu’on revient le même jour, mais là aussi, on est rigoureux en raison du doute concernant les bénédictions.

Malgré cela, dès que l’on parcourt plus de 4 kilomètres, on doit réciter Tefilat Haderekh sans la formule complète de la bénédiction.

Les Ashkénazes, quant à eux, récitent la bénédiction dans sa formule complète dès un trajet de 4 kilomètres.

À partir de quand et jusqu’à quand peut-on la réciter ?

Le Choul’han Aroukh écrit qu’on peut réciter Tefilat Haderekh dès qu’on est véritablement sorti en route, c’est-à-dire après avoir quitté la ville, dépassé la dernière maison et parcouru encore environ 35 mètres.

Même s’il y a encore des habitations ou des localités le long de la route à moins d’une Parsa, les décisionnaires écrivent qu’aujourd’hui on peut réciter la bénédiction dès la sortie de la ville de départ.

La meilleure façon de faire est de la réciter immédiatement, avant d’avoir parcouru 4 kilomètres.

A posteriori, tant qu’il reste encore une Parsa avant l’entrée dans la ville de destination - soit 4 kilomètres selon l’avis des Ashkénazes, ou 72 minutes de trajet selon la pratique Séfarade - on peut encore la réciter dans sa formule complète. S’il reste moins que cela, on la dira sans la bénédiction.

Il en ressort que, pour les Séfarades, on ne récite Tefilat Haderekh dans sa formule complète que lorsque le trajet entre deux villes dure au moins 72 minutes, sans compter le temps de conduite à l’intérieur de la ville de départ et de la ville d’arrivée. De même, tant qu’il reste encore 72 minutes de trajet avant d’arriver à destination, on peut la réciter avec la bénédiction ; s’il reste moins, on la dira sans bénédiction.

C’est peut-être de là que vient la coutume répandue de ne pratiquement jamais la réciter dans sa formule complète.

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2. Tefilat Haderekh : plusieurs trajets dans la même journée, acquittement et formule complète

En bref : Même en voyageant plusieurs fois le même jour, Tefilat Haderekh ne se récite qu'une fois ; la nuit prolonge le jour précédent, sauf si l'on a dormi la nuit au moins une heure dans un lit. Le matin, pour un nouveau trajet sans avoir dormi dans son lit, il est bon de la réciter sans la formule complète. Un seul peut acquitter tous les voyageurs s'ils écoutent attentivement. La majorité maintient la formule complète ; certains ajoutent « et sauve-nous des accidents de la route », d'autres non, et de nombreux Séfarades ne la récitent pas dans sa formule complète.

Plusieurs trajets dans la même journée

Même si l’on voyage plusieurs fois dans la même journée, on ne récite Tefilat Haderekh qu’une seule fois.

La nuit est considérée comme la continuité du jour précédent. Ainsi, même si l’on a dormi dans son lit pendant la journée entre deux trajets, ou d’un sommeil léger pendant la nuit (dans la voiture ou sur le bord de la route), on ne la récite pas de nouveau.

En revanche, si l’on a dormi la nuit pendant au moins une heure dans un lit, il faut la réciter à nouveau.

Le matin, si l’on entreprend un nouveau trajet, même sans avoir dormi dans son lit durant la nuit, il est bon de la réciter à nouveau, mais sans la formule complète de la bénédiction.

Une personne peut acquitter tout le monde

Des personnes qui voyagent ensemble n’ont pas besoin de réciter chacune Tefilat Haderekh. Une seule personne peut la réciter pour tous, à condition que les autres écoutent attentivement du début jusqu’à la fin.

Mais si l’on sait qu’ils ne seront pas réellement attentifs, il vaut mieux que chacun la récite lui-même.

Tefilat Haderekh dans sa formule complète

Les décisionnaires discutent de la question de savoir si l’on doit encore aujourd’hui réciter Tefilat Haderekh dans sa formule complète, puisque les dangers de brigands et de bêtes sauvages sont devenus rares.

La majorité des décisionnaires estime malgré tout qu’il faut continuer à la réciter, car d’autres dangers existent de nos jours, notamment les accidents de la route.

C’est pourquoi certains ajoutent dans le texte : « et sauve-nous des accidents de la route ».

D’autres pensent qu’il ne faut pas modifier le texte institué par nos Sages. Selon eux, lorsqu’on dit « de toutes sortes de malheurs qui viennent au monde », il faut également avoir en tête les accidents de la route et les autres dangers semblables.

Malgré cela, de nombreux Séfarades ont conservé la coutume de ne pas la réciter dans sa formule complète.

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3. Birkat HaGomel : quand la réciter et dans quels délais ?

En bref : On ne récite HaGomel qu'après un danger : les Ashkénazes seulement après un danger réel (pas un simple trajet interurbain), les Séfarades dès un simple risque, soit après un trajet de 72 minutes (beaucoup de Séfarades ne la récitent toutefois pas, chacun suivant sa coutume). En avion, tous s'accordent à la réciter : 72 minutes pour les Séfarades (vol retour du même jour inclus), 4 km pour les Ashkénazes. A priori dans les 3 jours ; sinon 5, puis 30, et même au-delà.

Birkat HaGomel

Le Choul’han Aroukh écrit :

« Quatre personnes doivent remercier Hachem : ceux qui ont traversé la mer et sont revenus à terre, ceux qui ont traversé le désert et sont arrivés dans un endroit habité, celui qui était malade et a guéri, et celui qui était emprisonné et est sorti de prison. »

Les décisionnaires discutent pour savoir si l’on ne récite cette bénédiction qu’après avoir été exposé à un danger réel. Selon cet avis, on ne récite pas HaGomel après un simple trajet d’une ville à une autre, et telle est la coutume Ashkénaze.

D’autres estiment qu’un simple risque de danger suffit. Selon eux, on récite HaGomel après un trajet interurbain de 72 minutes, en raison du risque d’accident de la route. Telle est la coutume Séfarade.

Cependant, de nombreux Séfarades ont pris l’habitude de ne pas réciter cette bénédiction, et chacun suivra sa propre coutume.

Concernant un voyage en avion, tous les décisionnaires s’accordent à dire qu’il faut réciter HaGomel. Même s’il y a statistiquement moins d’accidents en avion qu’en voiture, les décisionnaires écrivent que l’avion ressemble davantage au cas original de la Guémara, puisque le voyage se déroule hors de toute zone habitée. De plus, un accident d’avion est généralement beaucoup plus grave qu’un accident de voiture, même s’il est moins fréquent.

Ainsi, après un vol d’au moins 72 minutes pour les Séfarades - en incluant également le vol retour s’il a lieu le même jour - et de 4 kilomètres pour les Ashkénazes, on récitera HaGomel, même si l’avion n’a pas survolé de mers ou de déserts.

A priori, il faut réciter HaGomel dans les trois jours à compter du moment où l’on y est obligé. Si on ne l’a pas fait, on la récitera dans les cinq jours. Si on ne l’a toujours pas récitée, on la dira dans les trente jours. Et même après cela, on pourra encore la réciter quand on le voudra.

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4. Manger en route : le changement d'endroit pendant un repas

En bref : Pour le pain et les gâteaux (ainsi que les fruits des sept espèces et le vin), après un Kazaït (idéalement en moins de 4 minutes, au maximum 7 minutes a posteriori), il est a priori interdit de sortir, mais si on est sorti on continue à manger sans refaire la bénédiction ; sinon, comme les fruits ordinaires et les boissons, quitter l'endroit impose une nouvelle bénédiction. A posteriori, pain et gâteaux ne font pas refaire la bénédiction (Safek Berakhot Lehakel, même pour les Séfarades). Dans la maison, a priori on change de pièce.

Manger en route – le changement d’endroit

Lorsqu’on part en voyage ou en promenade, on est souvent amené à manger, à grignoter ou à boire en chemin. Il faut donc savoir quand on peut s’appuyer sur la bénédiction déjà récitée, quand il faut refaire une bénédiction, et quand il faut réciter une bénédiction finale.

En règle générale, pour le pain et les gâteaux (ainsi que les fruits des sept espèces et le vin), si on a déjà mangé un Kazaït (idéalement en moins de 4 minutes, et au maximum 7 minutes a posteriori), alors même s’il est interdit a priori de quitter sa place, si on est quand même sorti, on peut continuer à manger sans refaire la bénédiction. Si l’on n’a pas mangé un Kazaït, ou qu’on l’a mangé en plus de 7 minutes, le statut est comme celui des fruits et des boissons.

En effet, on reste obligé de revenir à l’endroit où l’on a commencé pour y réciter la bénédiction finale. Même si finalement on n’est pas revenu, le premier repas est encore considéré comme non terminé, et si l’on veut continuer à manger, on ne refait pas de bénédiction. Cela n’est valable que si l’on avait l’intention de continuer à manger. Mais si on avait terminé son repas à la maison et qu’on est sorti sans faire le Birkat HaMazone, il est interdit de continuer à manger et il faudra refaire la bénédiction.

En principe, selon le Choul’han Aroukh, même pour le pain et les gâteaux il faudrait refaire la bénédiction. Mais à cause du principe de Safek Berakhot Lehakel (en cas de doute sur une bénédiction, on est indulgent), on tient compte des autres avis et même les Séfarades ne referont pas la bénédiction. Mais cela n’est valable qu’a posteriori, car on est justement dans un doute : faut-il suivre le Choul’han Aroukh et bénir de nouveau, ou suivre les autres avis et ne pas bénir ?

Toute la question de refaire une bénédiction ou non concerne essentiellement les fruits (qui ne font pas partie des sept espèces) et les boissons (à l’exception du vin). Dès qu’on quitte l’endroit, la première consommation est considérée comme terminée et ce qu’on mange ensuite est considéré comme une nouvelle consommation, qui nécessite une nouvelle bénédiction.

En revanche, si quelqu’un mangeait du pain et est sorti, comme il ne doit pas refaire de bénédiction, il peut aussi continuer à boire et à manger des fruits (à condition d’avoir déjà fait leur bénédiction chez lui), car le Birkat HaMazone les couvre également. Toute sa consommation est donc encore considérée comme un seul et même repas, même s’il ne mange plus de pain.

Mais si quelqu’un mangeait des gâteaux et aussi des fruits ou des boissons, même s’il peut continuer à manger des gâteaux, il ne pourra pas continuer à consommer des fruits ou des boissons puisqu’ils ne sont pas inclus dans la bénédiction de Al Hami’hya.

Le fait d’avoir prévu dès le départ de changer d’endroit n’autorise pas à le faire. Cependant, si on est sorti mais qu’on voit encore l’endroit où l’on était au début, et qu’aucun passage fréquenté par le public ne sépare les deux endroits, même s’il est interdit a priori de sortir, si on est sorti on ne refait pas la bénédiction.

À l’intérieur de la maison

De nos jours, il est normal de se déplacer dans toute la maison pendant le repas. On peut donc, a priori, passer d’une pièce à une autre. De même pour un balcon ou une cour privée délimitée.

En revanche, une cour commune ou une cour privée non délimitée est considérée comme étant à l’extérieur de la maison.

Concernant la cage d’escalier ou le parking couvert de l’immeuble, les décisionnaires sont partagés : certains considèrent cela comme un changement d’endroit, d’autres estiment que puisqu’on n’est pas sorti sous le ciel ouvert, on est encore au même endroit. Par conséquent, a priori on évitera d’y sortir, mais si on l’a fait, on ne refera pas la bénédiction en raison du principe de Safek Berakhot Lehakel.

Lorsqu’on laisse des compagnons sur place

Il existe un cas où il est permis de sortir : lorsqu’un groupe d’amis ou une famille mange ou boit ensemble. Peu importe qu’il s’agisse de pain, de gâteaux, de fruits ou d’eau. Si l’un d’entre eux sort au milieu du repas et que les autres l’attendent, lorsqu’il revient il ne refait pas de bénédiction, car ses compagnons le rattachent encore à son endroit initial.

A priori, il ne faut pas partir pour une longue durée, mais pour un court moment c’est permis.

En revanche, cela ne permet que de revenir manger à sa place initiale. Il est interdit de continuer à manger ou à boire dehors.

Tout cela n’est valable que s’ils étaient réellement installés ensemble, et non s’il s’agit simplement de plusieurs personnes qui se sont retrouvées au même endroit sans prêter attention au départ les unes des autres. De même, si lui mangeait seul et que les autres étaient simplement présents sans manger, rien ne les relie.

De même encore, si les autres ont terminé de manger et ont récité leur bénédiction finale, ou s’ils sont eux aussi sortis, même s’ils sont revenus ensuite, cette installation commune est annulée et il faudra refaire la bénédiction.

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5. Cachérisation des ustensiles dans une location

En bref : La cachérisation dépend de l'équipement : four à pyrolyse (cycle à température maximale), sinon grilles chauffées à 200 °C ; micro-ondes à ne pas utiliser ; plaques de gaz : décisionnaires partagés ; induction/vitrocéramique : bien nettoyer et sécher. Plan de travail/évier : verser de l'eau bouillante si l'on y pose des aliments chauds ; table : une nappe ; barbecue à gaz (plus de 400 °C) : trente minutes. Tevilat kélim : requise si le logement appartient à un Juif.

La Cacheroute

Cachérisation des ustensiles dans une location

Four

Si le four possède un programme pyrolyse, on peut le faire fonctionner à la température maximale et ensuite l’utiliser.

Si les grilles et supports de plaques ont été laissés à l’intérieur pendant le cycle de nettoyage, même si cela risque de les abîmer, on pourra également les utiliser.

Sinon, il faudra les chauffer au four à
200 °C et les envelopper dans du papier aluminium épais. Malgré tout, il est préférable de ne pas les utiliser sans pyrolyse.

Micro-ondes

Il ne faut pas l’utiliser.

Plaques de gaz

Les décisionnaires sont partagés : certains demandent de chauffer les grilles à blanc ou de les recouvrir de papier aluminium, d’autres ne l’exigent pas. Ceux qui sont indulgents ont sur qui s’appuyer.

Plaques à induction ou vitrocéramiques

Il faut bien les nettoyer et veiller à ce que le dessous des casseroles ainsi que la plaque soient parfaitement secs.

Certains sont plus stricts et conseillent d’allumer toutes les zones de cuisson pendant vingt minutes.

Lave-vaisselle

Il faut le nettoyer soigneusement, enlever tous les restes de nourriture et la graisse, puis le faire fonctionner à la température maximale, à vide, avec du produit nettoyant.

Plan de travail et évier

Si on y pose uniquement des aliments froids et que les aliments chauds sont toujours posés sur une serviette ou un support, aucune cachérisation n’est nécessaire.

En revanche, si on y pose directement des aliments chauds, il faut y verser de l’eau bouillante provenant d’un récipient qui est encore sur le feu. Cela suffit même pour les Ashkénazes.

Autre possibilité : recouvrir la zone où l’on veut poser des aliments chauds avec du papier aluminium épais. Deux couches sont préférables afin de pouvoir poser directement un aliment chaud dessus, même sans casserole.

Table

Si on y pose seulement des aliments froids, un simple nettoyage suffit. Pour des aliments chauds, il faut mettre une nappe.

Barbecue à gaz

S’il peut atteindre plus de 400 °C, on peut l’allumer pendant trente minutes à température maximale, avec le couvercle fermé et la grille à l’intérieur.

Immersion des ustensiles (Tevilat Kélim)

Si le logement appartient à un Juif et qu’il est destiné à des locations de courte durée, les ustensiles nécessitent une immersion. Il faut donc, a priori, éviter de les utiliser sans les avoir immergés.

Il y a davantage de possibilités d’être indulgent pour les ustensiles en verre.

En revanche, il est permis d’utiliser un appareil électrique.

Si le propriétaire est non-Juif, aucune immersion n’est nécessaire.

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6. Chabbat à l'hôtel : carte magnétique et allumage des bougies

En bref : Carte magnétique : usage interdit, laisser la porte ouverte ; refermée et tôt, en grande nécessité, un non-Juif peut l'ouvrir ; près de la sortie de Chabbat, attendre (interdit même par allusion) ; sans non-Juif, si c'est indispensable, ouvrir de façon inhabituelle ; pas le samedi après-midi. Bougies : en chambre ou salle à manger, pas dans le hall. Séfarades : la première bénit et acquitte ; Ashkénazes : chacune bénit. Sinon, lumière électrique (lampe de poche de préférence).

Le Chabbat

Porte qui s’ouvre avec une carte magnétique

Il est interdit d’utiliser une carte magnétique pour ouvrir une porte, car cela entraîne une action électrique.

Par conséquent, si en arrivant à l’hôtel on découvre qu’il n’y a pas de clé classique, il faudra laisser la porte de la chambre ouverte.

Si la porte s’est refermée et qu’il est encore tôt, en cas de grande nécessité, on peut demander à un non-Juif de l’ouvrir.

En revanche, si l’on est proche de la sortie de Chabbat, il faudra attendre et il est interdit de demander à un non-Juif de l’ouvrir.

Dans ce cas, peu importe qu’on le demande sous forme d’allusion ou d’un ordre : le simple fait de profiter de l’action du non-Juif est interdit, pas seulement le fait de lui demander explicitement.

S’il n’y a pas de non-Juif et qu’il est indispensable de rentrer dans sa chambre, par exemple le vendredi soir pour aller dormir, on peut ouvrir la porte de manière inhabituelle, en tenant la carte entre ses doigts différemment de l’ordinaire. Si cela est difficile, deux personnes peuvent la tenir ensemble.

En revanche, si c’est simplement pour retourner dans sa chambre le samedi après-midi, on ne peut pas être indulgent sans l’aide d’un non-Juif, même si la nuit est encore loin.

Allumage des bougies à l’hôtel

L’endroit prévu pour l’allumage des bougies est soit le lieu du repas, soit le lieu où l’on dort. Ainsi, les personnes qui séjournent à l’hôtel pour Chabbat doivent allumer soit dans leur chambre, soit dans la salle à manger.

Cependant, la plupart des hôtels interdisent toute flamme dans les chambres et demandent d’allumer les bougies dans un espace spécialement prévu dans le hall de l’hôtel.

Or, il est interdit d’y allumer, car ce n’est ni un lieu de repas ni un lieu de résidence, mais simplement un lieu de passage ; la bénédiction serait donc vaine.

S’il est possible d’allumer dans la salle à manger, il faut le faire là-bas. Selon la coutume Séfarade, seule la première femme qui allume récite la bénédiction et peut acquitter les autres. Chez les Ashkénazes, chacune récite sa propre bénédiction.

Si même cela n’est pas autorisé, on récitera la bénédiction sur une lumière électrique : de préférence une lampe de poche, puisque l’électricité est déjà stockée dans la batterie ; à défaut, sur la lumière de la chambre, même si elle est en LED.

Dans tous les cas, il est interdit d’allumer une flamme dans une chambre lorsque la direction de l’hôtel l’interdit, car ce serait une Mitsva accomplie au moyen d’une transgression assimilable à du vol.

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7. Me'in Chéva, plaque de Chabbat et réfrigérateur en location

En bref : Sans Sefer Torah, on ne récite pas Me'ein Chéva le vendredi soir (à Jérusalem, on la récite). Sans plaque, on peut laisser sur une cuisinière gaz ou électrique un plat cuit au moins à moitié (pas sur induction), sans déplacer la casserole ni le remettre sur le feu. Si le réfrigérateur de location sans mode Chabbat n'est ni neutralisable (bouton, aimant) ni sur minuterie, il est interdit de l'ouvrir ; si on l'a oublié, on fait appel à un non-Juif, sinon à un Chinouy ou un enfant.

La bénédiction de Me’ein Chéva le vendredi soir

Quand on prie le vendredi soir dans un endroit qui n’est pas une synagogue et qu’il n’y a pas de Sefer Torah, on ne récite pas la bénédiction de Me’ein Chéva. Après la Amida, on dira simplement Yom Hachichi Vayekhoulou puis le Kaddich.

En revanche, s’il y a un Sefer Torah et qu’on prie à cet endroit pendant plusieurs jours d’affilée, on récite Me’ein Chéva.

À Jérusalem, on a l’habitude de la réciter dans tous les cas, mais ce n’est pas l’usage en dehors de Jérusalem.

Celui qui n’a pas de plaque de Chabbat

Il est permis de cuisiner avant Chabbat et de laisser le plat sur une cuisinière à gaz ou électrique (mais pas sur une plaque à induction qui s’éteint lorsqu’on retire la casserole), à condition que le plat soit déjà cuit au moins à moitié.

Il est malgré tout préférable d’être plus strict et de recouvrir les flammes avec une plaque métallique, si on en possède une, ou au minimum que le plat soit complètement cuit.

Mais selon la stricte loi, même si le plat n’est qu’à moitié cuit, cela reste permis, à condition de ne pas y toucher avant de le retirer du feu.

Il est également interdit de déplacer la casserole, d’ouvrir le couvercle puis de le remettre, car cela accélère la cuisson.

De même, il est interdit de remettre la casserole sur le feu, même si toutes les conditions habituelles du retour sur le feu ont été respectées.

Réfrigérateurs et congélateurs sans mode Chabbat

Quand on arrive dans une location de vacances, on ne peut pas toujours compter sur la présence d’un réfrigérateur ou d’un congélateur adapté à Chabbat comme à la maison. Il faut donc savoir comment les utiliser sans transgresser d’interdits.

Il faut distinguer les anciens réfrigérateurs, dont le principal problème est généralement l’ampoule, des réfrigérateurs récents, remplis de capteurs qui réagissent à chaque ouverture et fermeture de la porte.

Pour les anciens modèles, il suffit généralement de mettre du ruban adhésif sur le bouton qui se relâche à l’ouverture de la porte afin de neutraliser l’éclairage, le ventilateur et le signal sonore qui en dépendent.

Pour les modèles récents, le mieux est de les brancher sur une minuterie de Chabbat et de prévoir, avant Chabbat, des plages horaires pendant lesquelles le réfrigérateur sera éteint, afin de pouvoir l’ouvrir à ces moments-là.

Si ce n’est pas possible, on fera comme avec les anciens réfrigérateurs, en bloquant le bouton.

Dans les réfrigérateurs qui n’ont pas de bouton, le système fonctionne généralement avec un aimant. Il faut alors essayer de coller un aimant suffisamment puissant et vérifier avant Chabbat que l’appareil ne détecte plus l’ouverture de la porte (la lumière ne s’allume pas, le ventilateur ne s’arrête pas, etc.).

S’il est impossible de neutraliser ces systèmes, il est interdit d’ouvrir le réfrigérateur pendant Chabbat, car il s’agit d’un Psik Reicha, et il faudra impérativement installer une minuterie de Chabbat.

S'ils se rendent compte, pendant Chabbat, qu'ils ont oublié de neutraliser la lumière du réfrigérateur, et que le repas de Chabbat ou le jus de raisin pour le Kidouch s'y trouve, il faudra en priorité faire appel à un non-Juif pour lui demander de l'ouvrir. S'il n'y a pas de non-Juif disponible, on pourra l'ouvrir soit avec un Chinouy, soit en faisant appel à un enfant. Dans ce dernier cas, il est indispensable de lui proposer, s'il le souhaite, une friandise se trouvant dans le réfrigérateur — « Si tu veux, tu peux la prendre » — car c'est la seule façon permise : il doit ouvrir dans son propre intérêt, et non dans l'intérêt de ses parents.

Contact : Rav Eliezer Elgrabli
[email protected]

0614330440 /+972548442497

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