Souccot
Les voyageurs et une Soucca inadaptée pour dormir
La dispense de la Soucca pour les voyageurs partis pour un motif nécessaire, et le cas d'une Soucca où il est impossible de dormir.
Les lois de la Soucca · Tichri 5787
Conditions pour qu'une pergola dense serve elle-même de Skhakh : intention de construction, obligation d'innover, statut de Soucca de toute l'année et fixation au moyen de clous ou de colle.
Tichri 5787
Deuxième cas : la pergola dense. Ici, la pergola elle-même sert de Skhakh. Il faut donc vérifier plusieurs conditions.
La pergola n’a pas besoin d’avoir été construite dès le départ pour la Mitsva de Souccot. Même construite pour l’usage personnel de son propriétaire, elle peut être cachère.
Première condition : la pergola doit avoir été construite pour apporter de l’ombre et non pour préserver l’intimité.
Autrement dit : pour protéger du soleil, et non pour empêcher les voisins de voir ce qui se passe dessous.
Si elle a été construite pour les deux raisons à la fois, les décisionnaires sont partagés : certains l’interdisent et d’autres la permettent.
Deuxième condition : puisqu’elle n’a pas été construite spécialement pour la Mitsva, il faut « innover quelque chose » avant Souccot.
Pour cela, on soulève le Skhakh sur une surface d’au moins 1×1 Téfa'h, puis on le remet en place avec l’intention de l’utiliser pour la Mitsva de Souccot.
Le reste de la pergola peut alors rester tel quel.
Troisième condition : elle ne doit pas être considérée comme une « Soucca de toute l’année ».
Un endroit utilisé comme habitation toute l’année n’est pas valable comme Soucca, même s’il a été construit pour faire de l’ombre.
Mais la plupart des pergolas ne servent qu’en été, pas en hiver. Elles ne sont donc généralement pas considérées comme des « Souccot de toute l’année ».
Autre règle1 : le Skhakh ne doit pas être fixé avec des clous ou de la colle.
Un Skhakh fixé de cette manière devient un toit permanent, donc une habitation fixe : il n’est pas cachère selon la Torah.
Certains décisionnaires sont toutefois indulgents2 à postériori.3
À priori, il ne faut pas compter sur cette opinion, puisqu’il s’agit d’un doute concernant une Mitsva de la Torah.
Mais celui qui se trouve dans un endroit où la Soucca a été construite ainsi, peut, en cas de nécessité, s’appuyer sur les opinions indulgentes. Dans ce cas, il ne fera pas la bénédiction « Lechèv BaSoucca », car en cas de doute sur une bénédiction, on s’abstient. Il pourra simplement la dire dans son cœur.
Rappelons aussi la règle vue plus haut : on n’utilise pas comme Skhakh des planches de plus de 1 Téfa'h, soit environ 8 cm de largeur.
Plusieurs cas se présentent donc :
Même selon les opinions indulgentes, il faut « innover quelque chose », c’est-à-dire ajouter du Skhakh sur une surface d’au moins 1×1 Téfa'h (8×8 cm).
Puisque la Mitsva de la Soucca n’arrive qu’une fois par an, il vaut mieux ne pas l’accomplir dans une situation douteuse ni en s’appuyant sur des solutions qui ne valent qu’à postériori.
Il est donc préférable de rendre la pergola cachère dès le départ.
Maguen Avraham, Siman 627,2 ; Chaar HaTsiyoun, Siman 633,6.
↩’Hazon Ovadia
↩Toute la disqualification énoncée là-bas ne concerne que le cas où la pluie ne peut pas pénétrer et où le Skhakh est fixé avec des clous ; mais s’il est seulement attaché, on peut être indulgent à postériori.
↩Souccot
La dispense de la Soucca pour les voyageurs partis pour un motif nécessaire, et le cas d'une Soucca où il est impossible de dormir.
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