Kollel Torat Chem

Quand il pleut

Conduite lorsqu'il pleut pendant Souccot : quand on est dispensé de la Soucca, différence entre manger et dormir, arrêt de la pluie et changement d'endroit.

Tichri 5787

Quand il pleut

Lorsqu’il pleut, on quitte la Soucca et on retourne à la maison. Il ne faut pas rester dans la Soucca pour manger sous la pluie : celui qui le fait est appelé Hedyot (un sot, qui se fatigue pour rien).

Il y a cependant une différence entre dormir et manger.

Celui qui dormait dans la Soucca et que la pluie réveille est immédiatement considéré comme Mitstaer, et donc dispensé de rester dans la Soucca.

Pour celui qui mangeait, ce n’est pas automatique. Il n’est dispensé que si la pluie entre dans la Soucca au point que, si cela arrivait dans sa maison, il quitterait la pièce.

En revanche, si la pluie est seulement annoncée, ou s’il tombe quelques gouttes qui n’entrent pas dans la Soucca, il n’est pas encore dispensé et ne doit pas retourner à la maison.

Si la pluie s’arrête

Celui qui a commencé son repas à la maison à cause de la pluie, ou qui a quitté la Soucca au milieu du repas et a continué à manger chez lui, n’est pas obligé de retourner dans la Soucca lorsque la pluie s’arrête.

Mais s’il est rentré à la maison et que la pluie s’est arrêtée avant qu’il commence à manger, il doit retourner dans la Soucca et réciter à nouveau « Lechèv BaSoucca ». Il avait abandonné son intention de rester dans la Soucca : son retour compte donc comme une nouvelle entrée.

En revanche, s’il est simplement entré à la maison pour attendre que la pluie s’arrête avec l’intention de retourner dans la Soucca, il n’a pas réellement changé d’intention et ne récite pas à nouveau la bénédiction.

La même règle s’applique pour dormir : si on s’est déjà couché, même sans s’être endormi, on n’a pas besoin de retourner dans la Soucca lorsque la pluie s’arrête.

Mais si on est rentré à la maison et que la pluie s’est arrêtée avant de se coucher, on doit retourner dans la Soucca.

Celui qui s’est couché habillé : les décisionnaires sont partagés pour savoir s’il doit retourner dans la Soucca. Il fera donc tout son possible pour y aller.

Si le Skhakh a absorbé beaucoup d’eau, par exemple lorsqu’il n’y a pas de toit au-dessus de la Soucca : même après l’arrêt de la pluie, tant que le Skhakh continue à goutter, on est toujours Mitstaer et on reste dispensé de la Soucca. On pourra manger à la maison jusqu’à ce que le Skhakh arrête de goutter.

Lorsque c’est possible, il est donc bien de mettre au-dessus de la Soucca une bâche ou un toit amovible qu’on déploie quand il pleut. On peut ainsi retourner dans la Soucca dès que la pluie s’arrête.

Si cette bâche empêche complètement l’eau d’entrer dans la Soucca, il est même préférable, selon certains décisionnaires, de rester dans la Soucca pendant la pluie1.

Mais tant que la bâche est déployée au-dessus de la Soucca, on ne récite pas « Lechèv BaSoucca » : beaucoup de décisionnaires considèrent malgré tout qu’on n’est pas quitte.

Il n’y a pas ici de problème de construction d’un toit pendant Chabbat ou Yom Tov, puisque la bâche est posée directement sur le Skhakh, sans espace d’un Téfa'h entre les deux, et que le Skhakh est déjà lui-même un toit.

Changement d’endroit

Celui qui a commencé à manger dans la Soucca, puis est retourné à la maison à cause de la pluie, peut continuer son repas sans refaire les bénédictions s’il avait déjà mangé un Kazaït de pain ou de Mézonot.

Mais s’il mangeait des aliments dont la bénédiction finale est Boré Nefachot, ou s’il n’avait pas encore mangé un Kazaït de pain avant de sortir, cela dépend de l’endroit où se trouve la Soucca.

Si elle est sur son balcon ou dans sa cour privée, il ne refait pas la bénédiction.

Mais si la Soucca se trouve dans une cour commune, sur un toit commun ou dans la rue, même s’il avait l’intention de sortir puis de revenir, il devra refaire les bénédictions.

Cette règle vaut non seulement lorsqu’on quitte la Soucca à cause de la pluie, mais aussi au moment du Kiddouch. Comme le Kiddouch doit se faire à l’endroit du repas, sans interruption entre les deux, il vaut mieux à priori ne pas rentrer à la maison entre le Kiddouch et le HaMotsi.

Si possible, il est préférable de laisser quelqu’un dans la Soucca afin que le repas reste considéré comme fixé dans la Soucca.

  1. Cette permission repose sur l’avis de certains décisionnaires selon lesquels tout ce qui se trouve à moins de quatre Tefa’him du Skhakh fait encore partie de la Soucca, même si cet élément a été placé pour un autre besoin. Le Choul’han Aroukh rapporte lui aussi cette opinion, sur laquelle on peut s’appuyer pour être indulgent. Il vaut mieux toutefois utiliser une bâche transparente qui laisse passer la lumière du soleil : selon de nombreux décisionnaires, on reste alors considéré comme étant dans la Soucca.

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Voir aussi

Souccot

L'obligation de dormir dans la Soucca

L'obligation de dormir dans la Soucca, même pour une courte sieste, et les conditions dans lesquelles on peut y dormir.

Les lois de la Soucca · Tichri 5787

Souccot

La bénédiction Lechèv BaSoucca

Quand et sur quelle quantité réciter la bénédiction Lechèv BaSoucca : à chaque entrée ou seulement au repas fixe, sortie et retour, et oubli de la bénédiction.

Les lois de la Soucca · Tichri 5787