Souccot
Les voyageurs et une Soucca inadaptée pour dormir
La dispense de la Soucca pour les voyageurs partis pour un motif nécessaire, et le cas d'une Soucca où il est impossible de dormir.
Les lois de la Soucca · Tichri 5787
Comment fixer le Skhakh, sur quoi le poser (support et support de support) et où il doit se situer par rapport aux parois, y compris la conduite à postériori.
Tichri 5787
Comme nous l’avons expliqué pour les parois, le Skhakh doit lui aussi être suffisamment stable pour rester en place pendant les sept jours de Souccot.
Ainsi, si le Skhakh risque de s’envoler avec un vent normal, la Soucca n’est pas cachère, même s’il n’y a pas de vent sur le moment et que le Skhakh est toujours en place.
Il faut donc attacher le Skhakh, sauf s’il est assez lourd pour ne pas s’envoler sous un vent normal.
Cela reste vrai même pour une Soucca située entre plusieurs bâtiments qui la protègent du vent : sans ces bâtiments, le Skhakh ne tiendrait pas face au vent normal de cet endroit.
À priori, il ne faut pas poser directement le Skhakh sur quelque chose qui peut recevoir l’impureté (מקבל טומאה).1
Par exemple, il vaut mieux ne pas poser directement le Skhakh sur des barres en métal.
En revanche, selon la majorité des décisionnaires, il est permis de faire un « support de support ».2 On peut donc poser des tasseaux en bois sur les barres métalliques, puis poser le Skhakh sur les tasseaux en bois.
Il est également permis de poser le Skhakh sur des poutres en béton de moins de 4 Tefa'him de largeur, car personne ne ferait son Skhakh avec des poutres en béton.
Ce qui retient le Skhakh a le statut de support. C’est pourquoi, lorsqu’il faut attacher le Skhakh parce qu’il ne tient pas seul face à un vent normal, il vaut mieux ne pas l’attacher directement avec des colliers de serrage en plastique, des fils de fer ou tout autre élément susceptible de recevoir l’impureté : ce sont eux qui maintiendraient le Skhakh.
Première solution : attacher le Skhakh avec des ficelles de lin non travaillé.
Deuxième solution : poser quelques planches étroites au-dessus du Skhakh pour l’alourdir, de sorte qu’il tienne sans attache.3
Dans les deux cas, une fois que le Skhakh tient déjà grâce aux ficelles ou aux planches, on peut ajouter des colliers de serrage partout ailleurs pour renforcer l’ensemble : ils ne sont plus ce qui maintient le Skhakh, mais seulement un renfort, et n’ont donc pas le statut de support.
Tout cela ne concerne que la conduite à tenir à priori.
Si on a déjà posé le Skhakh sur des éléments qui peuvent recevoir l’impureté, par exemple sur des barres en métal, ou si on l’a attaché avec des colliers de serrage ou du fil de fer alors qu’il ne tenait pas seul face au vent : la Soucca reste cachère à postériori. Il est même permis de réciter la bénédiction « Lechèv BaSoucca ».
De même, si on veut préparer sa Soucca avant la fête sans avoir de ficelle de lin ni de planches à disposition, on peut utiliser des colliers de serrage.
Il vaut même mieux attacher le Skhakh avec des colliers de serrage que de ne pas l’attacher du tout. En effet :
Celui qui a déjà attaché son Skhakh avec des colliers de serrage n’a pas besoin de les retirer.4 Il peut simplement ajouter des ficelles de lin à quelques endroits. Les colliers ne seront alors plus considérés comme ce qui maintient le Skhakh, mais seulement comme un renfort.
Le Skhakh doit aller jusqu’au-dessus des parois. S’il s’arrête avant, la distance horizontale entre le Skhakh et la paroi ne doit pas dépasser 3 Tefa'him, soit environ 24 cm.
Au-delà de 3 Tefa'him, cette paroi ne compte plus comme paroi de la Soucca.
Comme nous l’avons vu, il faut au minimum deux parois complètes et une troisième de 7 Tefa'him. Le Skhakh doit donc se trouver au-dessus des deux parois complètes (ou à moins de 3 Tefa'him de celles-ci), et couvrir au moins 7 Tefa'him le long de la troisième paroi.
Si on n’a pas assez de Skhakh pour couvrir l’espace restant, il vaut mieux y mettre un matériau non cachère comme Skhakh plutôt que de laisser un espace vide.
Lorsqu’il y a un élément non cachère, on peut appliquer le principe de « Dofen Akouma », la « paroi courbée » : cet espace est considéré comme un prolongement de la paroi, jusqu’à 4 Amot.
Un espace vide entre le Skhakh et la paroi, en revanche, invalide la Soucca dès qu’il dépasse 3 Tefa'him.
Attention : si on place un élément non cachère à cet endroit, il ne faut pas s’asseoir directement dessous. Cet endroit ne fait pas réellement partie de la Soucca ; il sert uniquement à prolonger la paroi.
Les Sages ont craint qu’en posant le Skhakh sur un objet susceptible de recevoir l’impureté, on n’en vienne à utiliser un tel objet comme Skhakh lui-même.
↩Le ’Hazon Ich estime que même un « support de support » est à éviter à priori, mais la majorité des décisionnaires s’accordent pour le permettre.
↩Et même lorsqu’elles font plus d’un Téfa'h de largeur : l’interdiction de les utiliser comme Skhakh ne provient que du décret relatif aux plafonds, et elles ne sont donc pas soumises à la règle du « support ».
↩Il n’y a pas là de problème de « Taassé velo min he’assouï », puisque le support n’est pas disqualifiant selon la Torah.
↩Souccot
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