Peut-on faire construire la Soucca ou poser le Skhakh par un émissaire, un mineur, une femme ou un non-Juif, et la bénédiction sur la construction de la Soucca.
Construire la Soucca par l’intermédiaire d’un autre (émissaire, mineur, femme, non-Juif)
Selon la loi stricte, il est permis de faire construire la Soucca et de faire poser le Skhakh même par un non-Juif.
Même si le non-Juif l’a construite pour son propre usage, elle peut être cachère, à condition qu’il l’ait construite pour faire de l’ombre.
Il faudra cependant ensuite « innover quelque chose », comme nous l’avons expliqué pour la pergola.
À priori, les décisionnaires écrivent cependant que le Skhakh doit être posé par un Juif soumis à cette Mitsva, et non par un enfant, une femme ou un non-Juif.
Mieux vaut d’ailleurs poser soi-même le Skhakh : comme pour toute Mitsva, il est préférable de l’accomplir en personne.
Cela concerne uniquement le Skhakh. Pour les parois, il est permis à priori de les faire construire par un non-Juif.
Le Yerouchalmi rapporte que celui qui construit sa Soucca doit faire une bénédiction sur sa construction. Le Talmud Bavli n’est pas de cet avis, et c’est lui que l’on suit : on ne fait donc pas cette bénédiction.
Il reste très important, et c’est un grand mérite, de construire soi-même sa Soucca et de poser le Skhakh.1