À Tichea Béav : prise de médicaments, usage des pommades, crèmes et parfums, et règles sur le lavage du visage, de la bouche et des mains.
Médicaments et pommades
Celui qui doit prendre un médicament, s’il peut avaler le comprimé sans eau, c’est préférable.
Sinon, il peut utiliser un peu d’eau dont le goût a été altéré, par exemple avec plusieurs sachets de thé, afin que cela ne soit pas une boisson de plaisir.
Mais un sirop au goût sucré est interdit, à moins de le rendre amer.
Les pommades et crèmes pour la peau, si elles servent à adoucir la peau, sont interdites.
Mais si elles sont utilisées à des fins médicales, comme sur une plaie, elles sont permises.
Il est donc interdit d’utiliser du parfum ou du déodorant pour sentir bon ; mais si le but est uniquement de supprimer une mauvaise odeur, ce sera permis.
Il n’est pas non plus convenable de se parfumer avant Tichea Béav afin d’entrer parfumé dans ce jour de deuil.
Lavage du visage, de la bouche et des mains
Il est interdit de se rincer la bouche à Tichea Béav et à Yom Kippour.
En cas de grande gêne à Tichea Béav, certains autorisent, à condition de ne pas utiliser plus qu’un Revi’it à la fois et de pencher la tête pour ne pas avaler. Il est préférable d’utiliser un bain de bouche plutôt que de l’eau.
Il est également interdit de laver le visage et les yeux.
Cependant, s’il y a une saleté dans les yeux (comme une sécrétion), et que l’habitude est de la nettoyer à l’eau, on peut le faire uniquement sur la zone concernée.
Celui qui ne peut pas supporter de ne pas se laver le visage et qui en souffre beaucoup peut être indulgent.
Il est permis d’enlever la saleté avec de l’eau ou des lingettes, mais il est interdit de s’essuyer le visage ou les mains avec des lingettes pour se rafraîchir, car cela est considéré comme un lavage de plaisir.
Il est interdit de laver les mains, sauf pour les ablutions obligatoires : au réveil, après être allé aux toilettes, et avant la prière.
Dans ces cas, on lave seulement jusqu’aux articulations des doigts, mais autant de fois qu’au cours de l’année.
Le Cohen qui fait la Birkat Cohanim lave toute la main, car c’est une Mitsva.
Le Lévi qui lui verse l’eau, s’il a l’habitude de se laver normalement les mains toute l’année, se contentera de laver jusqu’aux articulations.