À Tichea Béav : interdiction des salutations et des cadeaux, règles relatives au travail pour éviter de détourner l'attention du deuil, et question de l'écriture.
Salutations
On ne salue pas son prochain à Tichea Béav, car c’est un jour de deuil et de tristesse.
Si quelqu’un nous salue sans connaître la Halakha, on lui répond doucement et brièvement, pour ne pas le blesser.
Toutes les formes de salutations sont interdites.
Il est toutefois permis de hocher la tête en signe de salut.
Si l’on rencontre quelqu’un qui serait offensé si on ne le salue pas, on lui explique simplement qu’il est interdit de dire bonjour ce jour-là.
On peut demander à quelqu’un comment il se sent à cause du jeûne, car ce n’est pas une salutation. Mais il ne faut pas demander un « comment ça va » général.
Donner des cadeaux
Il est interdit de donner un cadeau à son prochain à Tichea Béav, car cela entre aussi dans la catégorie des salutations.
Mais il est permis de donner à un pauvre, car cela relève de la Tsédaka.
Il est donc interdit d’envoyer de la nourriture à quelqu’un pour la fin du jeûne avant sa sortie ; on attendra la sortie du jeûne.
Travail
On a l’habitude de ne pas travailler à Tichea Béav pour ne pas détourner l’attention du deuil, de jour comme de nuit.
Le Choul’han Aroukh écrit que toute personne qui travaille ce jour-là ne verra pas de bénédiction dans son travail.
Le Michna Beroura ajoute que cela est vrai même après ‘Hatsot, même dans les endroits où l’on travaille habituellement, lorsque cela détourne de l’état de deuil.
Mais un travail qui évite une perte financière est permis. Ainsi, si quelqu’un risque de perdre son emploi s’il ne vient pas travailler, il peut travailler. Après ‘Hatsot, il y a encore plus de souplesse.
Il est permis de demander à un non-Juif de faire un travail, mais on ne lui fera pas construire ni rénover sa maison.
Certains décisionnaires disent que vendre de la nourriture après ‘Hatsot pour la sortie du jeûne est une Mitsva et verra donc une bénédiction dans ce travail.
Écriture
Il est permis d’écrire à Tichea Béav, car cela n’est pas considéré comme un travail.
Mais un Sofer ne doit pas écrire, sauf si c’est nécessaire pour ce jour précis.