Séjour à l'hôtel pendant Chabbat : utilisation de la carte magnétique, solutions si la porte s'est refermée, et où et comment allumer les bougies de Chabbat.
Le Chabbat
Porte qui s’ouvre avec une carte magnétique
Il est interdit d’utiliser une carte magnétique pour ouvrir une porte, car cela entraîne une action électrique.
Par conséquent, si en arrivant à l’hôtel on découvre qu’il n’y a pas de clé classique, il faudra laisser la porte de la chambre ouverte.
Si la porte s’est refermée et qu’il est encore tôt, en cas de grande nécessité, on peut demander à un non-Juif de l’ouvrir.
En revanche, si l’on est proche de la sortie de Chabbat, il faudra attendre et il est interdit de demander à un non-Juif de l’ouvrir.
Dans ce cas, peu importe qu’on le demande sous forme d’allusion ou d’un ordre : le simple fait de profiter de l’action du non-Juif est interdit, pas seulement le fait de lui demander explicitement.
S’il n’y a pas de non-Juif et qu’il est indispensable de rentrer dans sa chambre, par exemple le vendredi soir pour aller dormir, on peut ouvrir la porte de manière inhabituelle, en tenant la carte entre ses doigts différemment de l’ordinaire. Si cela est difficile, deux personnes peuvent la tenir ensemble.
En revanche, si c’est simplement pour retourner dans sa chambre le samedi après-midi, on ne peut pas être indulgent sans l’aide d’un non-Juif, même si la nuit est encore loin.
Allumage des bougies à l’hôtel
L’endroit prévu pour l’allumage des bougies est soit le lieu du repas, soit le lieu où l’on dort. Ainsi, les personnes qui séjournent à l’hôtel pour Chabbat doivent allumer soit dans leur chambre, soit dans la salle à manger.
Cependant, la plupart des hôtels interdisent toute flamme dans les chambres et demandent d’allumer les bougies dans un espace spécialement prévu dans le hall de l’hôtel.
Or, il est interdit d’y allumer, car ce n’est ni un lieu de repas ni un lieu de résidence, mais simplement un lieu de passage ; la bénédiction serait donc vaine.
S’il est possible d’allumer dans la salle à manger, il faut le faire là-bas. Selon la coutume Séfarade, seule la première femme qui allume récite la bénédiction et peut acquitter les autres. Chez les Ashkénazes, chacune récite sa propre bénédiction.
Si même cela n’est pas autorisé, on récitera la bénédiction sur une lumière électrique : de préférence une lampe de poche, puisque l’électricité est déjà stockée dans la batterie ; à défaut, sur la lumière de la chambre, même si elle est en LED.
Dans tous les cas, il est interdit d’allumer une flamme dans une chambre lorsque la direction de l’hôtel l’interdit, car ce serait une Mitsva accomplie au moyen d’une transgression assimilable à du vol.