Que faut-il étudier ?
Le Kaf HaH’aïm1 rapporte le Zohar qui a écrit dans son introduction :
"למחדי עמה בתיקונהא דאיהי אתתקנת למלעי באורייתא מתורה לנביאים, ומנביאים לכתובים, ובמדרשות דקראי וברזי דחכמתא בגין דאלין אינון תיקון דילה ותכשיטהא"
« Grace à la Torah qu’ils étudient pendant la nuit de Chavouot la Chékhina se pare et s’embellie. C’est pourquoi il faut étudier, de la Torah aux Prophètes, des Prophètes aux Ktouvim, les enseignements sur les versets et dans les secrets de la Kabbala, car ce sont sa parure et ses bijoux. »
Et continue le Kaf HaH’aïm « C’est ainsi que le Arizal a organisé la lecture de toute la Torah : les trois premiers et les trois derniers versets de chaque Paracha, et à certains endroits il a ajouté des Parachiot entières comme il est imprimé dans les Sidourim, ainsi que le début et la fin de chaque livre des Prophètes et des Ktouvim. Puis le reste de la nuit les secrets de la Torah dans le Zohar, selon la capacité de compréhension de chacun. »
Plus tard, on a ajouté les 613 Mitsvot, des Midrachim et des secrets de la Torah.
C’est pourquoi le Choulh’an Arouh’ HaRav, le Ben Ich H’aï, ainsi que le Or LeTsion ont écrit que même celui qui désire étudier la Guémara et les Richonim, doit étudier cette nuit le Tikoun.
Le compromis est le suivant : selon le Arizal, il faut étudier uniquement le Tanakh et un peu de Zohar, ce qui prend environ deux heures. Pendant tout le reste de la nuit, on étudiera ce qu’il lui plait.
Le H’ida a écrit dans le Lev David, à propos de ceux qui changent la coutume d’Israël et ne disent pas le Tikoun : « Et qui est plus grand que la sainte H’avrouta de Maran le Beit Yossef et de Maharach Alkabèts, qui lisaient cette nuit sainte du Mikra et de la Michna, comme il est rapporté dans le Chela. »
Cependant, le H’ok Ya’akov a écrit que le Tikoun n’a été institué que pour les gens du peuple (Amé Haarets) qui ne savent pas étudier, c’est pourquoi ils disent le Tikoun. Mais les érudits n’ont rien d’autre à faire que d’étudier la Guémara et les décisionnaires.
Les Mékoubalim sont partagés quant à savoir si l’on peut étudier des Michnayot cette nuit : le Chela rapporte la coutume du Arizal d’étudier des Michnayot, et rapporte un récit du Beit Yossef qui a mérité une révélation de la Chékhina grâce à l’étude des Michnayot. D’un autre côté, le H’ida rapporte qu’il ne faut pas étudier de Michnayot, et c’est aussi ce qu’écrit le Kaf HaH’aïm.
C’est pourquoi chacun fera selon son désir.
Il convient de veiller à ne prononcer aucune parole vaine toute la nuit jusqu’après avoir dit Kéter dans le Moussaf (car c’est à ce moment que montent toutes les parures de la fiancée qu’on a confectionnées pendant la nuit).
La coutume de l’immersion au Mikvé à l’aube
Le Arizal a écrit que lorsque arrive l’aube, peu avant Alot HaChaH’ar, au moment où le ciel commence à s’assombrir, il faut s’immerger au Mikvé.
Il est écrit dans les Sfarim que cette immersion est la plus importante de l’année, car elle correspond à la cinquantième porte (Cha’ar HaH’amichim). C’est également ce qu’a écrit le Chela Hakadoch.
La réception de la Torah à Chavouot
Étant donné qu’à Chavouot nous avons reçu la Torah, et que nous la recevons à nouveau chaque année au même moment, il est 2crit dans les Sfarim ont qu’il faut avoir une intention particulière dans la bénédiction d’Ahavat Olam / Ahava Rabba, que Hachem illumine nos yeux dans Sa Torah,
להבין ולהשכיל, לשמוע ללמוד וללמד, לשמור ולעשות ולקיים את כל דברי תלמוד תורתו באהבה.
que nous méritions de comprendre et de saisir, d’écouter, d’apprendre et d’enseigner, de garder, d’accomplir et de réaliser toutes les paroles de l’étude de Sa Torah avec amour.
Source : https://toratchem.com/halakha/que-faut-il-etudier-la-nuit-de-chavouot-le-tikoun-le-mikve-et-la-reception-de-la