À Tichea Béav : interdiction de l'étude de la Torah, conduite vis-à-vis des Téhilim et des livres de Moussar, et règles concernant le déroulement de la prière.
Tichea Béav
L’étude de la Torah
Le Choul’han Aroukh tranche :
« Il est interdit de lire la Torah, les Nevi’im et les Ktouvim, d’étudier la Michna, le Midrach, la Guémara, les Halakhot et les Agadot, car il est dit : “Les lois d’Hachem sont droites, elles réjouissent le cœur”. »
Tout le monde est concerné par cette interdiction, aussi bien les adultes que les enfants.
Il faut toutefois veiller à ne pas rester sans rien faire à cause de cette interdiction, mais au contraire étudier les sujets qui sont permis, comme tout ce qui concerne la destruction du Beit HaMikdach, les lois du deuil, les lois de Tichea Béav, etc.
Les Téhilim
Il est également interdit de lire les Téhilim. Cependant, le Michna Beroura écrit que certains ont l’habitude de les lire après Min’ha.
Celui qui a l’habitude de réciter des Téhilim tous les jours peut continuer même à Tichea Béav selon certains. Malgré tout, il est préférable de les rattraper le lendemain.
De même, lorsqu’on récite des Téhilim pour la guérison d’un malade, il y a lieu d’être indulgent, car cela n’apporte pas de joie ; c’est une prière et une supplication qui éveille la miséricorde divine.
Par ailleurs, une personne qui sait que si elle ne lit pas de Téhilim elle restera sans rien faire et n’étudiera pas les sujets autorisés, peut s’appuyer sur les avis indulgents et lire des Téhilim même pendant Tichea Béav. De même pour les femmes, il y a encore davantage de raisons d’être indulgent. Malgré tout, il est préférable de les lire après ‘Hatsot.
Les livres de Moussar
Il est permis d’étudier des livres de Moussar qui poussent l’homme à faire Techouva.
En revanche, les ouvrages fondés principalement sur l’explication des versets, les enseignements de nos Sages et les Midrachim sont interdits.
La prière
Toute cette interdiction ne concerne que l’étude de la Torah en dehors de la prière.
En revanche, on récite normalement tout le déroulement de la prière, y compris la Parachat Hatamid, Eizéhou Mekoman, Rabbi Ichmaël, ainsi que tous les Téhilim qui font partie de la Tefila.
Toutefois, celui qui n’a pas l’habitude de dire les Korbanot et les autres passages récités avant Hodou pendant l’année ne les dira pas à Tichea Béav.
Certains Ashkénazes ont l’habitude d’omettre le Pitoum Haketoret : certains ne récitent pas celui du début de la prière, d’autres celui de la fin, et d’autres encore omettent les deux.