Règles sur l'achat et la confection de vêtements et chaussures neufs, l'achat de livres de Torah et les travaux de construction ou de rénovation pendant les Neuf Jours.
Achat, couture et confection de vêtements
Le Choul’han Aroukh tranche qu’à partir de Roch ‘Hodech Av, il faut s’abstenir de confectionner des vêtements ou des chaussures neufs. Le Rama ajoute qu’il en est de même pour leur achat.
On ne doit donc pas acheter de vêtements ou de chaussures neufs pendant les neuf jours.
Toutefois, lorsqu’il existe une promotion importante entraînant une perte financière si l’on attend après Tichea Béav, il y a lieu d’être indulgent.
Les chaussures en tissu destinées à Tichea Béav peuvent être achetées pendant cette période, et il est même permis de les porter pour la première fois le jour de Tichea Béav.
Les réparations simples sur un vêtement ancien, comme recoudre un bouton, réparer une déchirure, refaire un ourlet ou ajuster la taille d’un vêtement, sont permises, puisqu’il ne s’agit pas de la joie procurée par un vêtement neuf.
En revanche, on ne fera pas d’ourlet sur un vêtement neuf.
Les tailleurs et couturiers qui ont reçu une commande avant Roch ‘Hodech peuvent terminer leur travail, surtout lorsque cela concerne leur gagne-pain.
Achat de livres de Torah
Les livres de Torah étant considérés comme un objet de Mitsva, il est permis de les acheter même pendant les neuf jours.
Construction et travaux
De même que l’on réduit les activités commerciales, on réduit également les constructions qui apportent de la joie.
On évitera donc de commencer des travaux de rénovation, d’agrandissement, de peinture ou toute autre amélioration destinée principalement au confort ou à l’esthétique.
Même lorsqu’une rénovation a commencé avant Roch ‘Hodech Av, le Ben Ich ‘Haï écrit qu’il est préférable de l’interrompre jusqu’après Tichea Béav.
Toutefois, lorsqu’il s’agit d’une réparation indispensable pour pouvoir habiter normalement dans le logement, ou lorsqu’il existe un risque de perte, les travaux nécessaires sont permis.
La construction d’une synagogue ou tout autre projet collectif lié à une Mitsva reste autorisé, puisqu’il s’agit d’une Mitsva accomplie pour le public.