Achat de vêtements, livres de Torah et travaux pendant les Neuf Jours
Règles sur l'achat et la confection de vêtements et chaussures neufs, l'achat de livres de Torah et les travaux de construction ou de rénovation pendant les Neuf Jours.
מתוך אב תשפ״ו · Les lois des Trois Semaines· 2 דקות קריאה
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Achat, couture et confection de vêtements
Le Choul’han Aroukh tranche qu’à partir de Roch ‘Hodech Av, il faut s’abstenir de confectionner des vêtements ou des chaussures neufs. Le Rama ajoute qu’il en est de même pour leur achat.
On ne doit donc pas acheter de vêtements ou de chaussures neufs pendant les neuf jours.
Toutefois, lorsqu’il existe une promotion importante entraînant une perte financière si l’on attend après Tichea Béav, il y a lieu d’être indulgent.
Les chaussures en tissu destinées à Tichea Béav peuvent être achetées pendant cette période, et il est même permis de les porter pour la première fois le jour de Tichea Béav.
Les réparations simples sur un vêtement ancien, comme recoudre un bouton, réparer une déchirure, refaire un ourlet ou ajuster la taille d’un vêtement, sont permises, puisqu’il ne s’agit pas de la joie procurée par un vêtement neuf.
En revanche, on ne fera pas d’ourlet sur un vêtement neuf.
Les tailleurs et couturiers qui ont reçu une commande avant Roch ‘Hodech peuvent terminer leur travail, surtout lorsque cela concerne leur gagne-pain.
Achat de livres de Torah
Les livres de Torah étant considérés comme un objet de Mitsva, il est permis de les acheter même pendant les neuf jours.
Construction et travaux
De même que l’on réduit les activités commerciales, on réduit également les constructions qui apportent de la joie.
On évitera donc de commencer des travaux de rénovation, d’agrandissement, de peinture ou toute autre amélioration destinée principalement au confort ou à l’esthétique.
Même lorsqu’une rénovation a commencé avant Roch ‘Hodech Av, le Ben Ich ‘Haï écrit qu’il est préférable de l’interrompre jusqu’après Tichea Béav.
Toutefois, lorsqu’il s’agit d’une réparation indispensable pour pouvoir habiter normalement dans le logement, ou lorsqu’il existe un risque de perte, les travaux nécessaires sont permis.
La construction d’une synagogue ou tout autre projet collectif lié à une Mitsva reste autorisé, puisqu’il s’agit d’une Mitsva accomplie pour le public.
בקצרה · Selon le Choul’han Aroukh, dès la sortie des étoiles on peut se couper les cheveux, laver ses vêtements, se laver et écouter de la musique ; certains Séfarades attendent toutefois midi du lendemain, comme les Ashkénazes, qui gardent le deuil jusqu’à midi du 10 Av. Viande et vin : rester strict jusqu’à la fin du 10 Av. Cette année, les Ashkénazes peuvent se couper les cheveux, se laver et laver leurs vêtements dès la sortie du jeûne pour Chabbat uniquement ; sinon attendre midi du vendredi.
בקצרה · À Tichea Béav, les salutations sont interdites ; on peut hocher la tête, répondre doucement à qui salue sans savoir, et demander comment on se sent à cause du jeûne. Cadeaux interdits, sauf au pauvre (Tsédaka) ; on n'envoie pas de nourriture avant la sortie du jeûne. On ne travaille pas, de jour comme de nuit ; un travail évitant une perte financière est permis, plus souple après 'Hatsot, et peut être confié à un non-Juif ; écrire est permis, sauf pour un Sofer, sauf si nécessaire pour ce jour.
בקצרה · Médicament : mieux vaut avaler le comprimé sans eau ; sinon de l'eau au goût altéré. Sirop sucré interdit sauf amer. Pommades adoucissantes interdites, sauf à but médical ; parfum pour sentir bon interdit, permis pour ôter une mauvaise odeur. Rincer la bouche interdit ; si grande gêne, certains autorisent moins d'un Revi'it. Visage, yeux : interdit sauf saleté localisée ; grande souffrance, indulgence. Mains : interdit sauf ablutions obligatoires jusqu'aux articulations (Cohen : toute la main).
בקצרה · Une accouchée ne jeûne pas les sept premiers jours ; de sept à trente jours elle est dispensée, sauf si elle se sent parfaitement bien ; dans le doute, elle peut manger ; après trente jours elle doit jeûner, sauf risque d'arrêt de l'allaitement. Un malade en danger, ou doute de danger, ne jeûne pas ; un malade sans danger vital mais faible est dispensé, et s'il se sent mal ou a de la fièvre il mange immédiatement. Maladie chronique : consulter un Rav ; âgés et affaiblis, notamment au-delà de 80 ans, dispensés.