Abstention de viande et de vin depuis Roch 'Hodech Av : conduite à Chabbat, à Roch 'Hodech, pour les enfants et les personnes malades, et règles sur la Havdala et les restes de Chabbat.
Consommation de viande et de vin
Dans la Guémara, l’interdiction de manger de la viande et de boire du vin ne concerne que le repas précédant immédiatement Tichea Béav.
Cependant, au fil des générations, le peuple juif a pris l’usage de s’en abstenir pendant une période plus longue.
La coutume la plus répandue dans la majorité des communautés est de ne pas manger de viande ni boire de vin depuis Roch ‘Hodech Av jusqu’après Tichea Béav.
Certaines communautés n’appliquent cette restriction que pendant la semaine où tombe Tichea Béav, tandis que les Yéménites suivent la règle originelle de la Guémara et ne l’interdisent qu’au repas précédant le jeûne.
Chabbat
Pendant Chabbat, on mange de la viande et on boit du vin normalement.
Il est même interdit de s’en abstenir par esprit de deuil, car on ne manifeste pas de deuil pendant Chabbat.
Il est également permis de goûter un peu des plats de Chabbat après ‘Hatsot, le vendredi, afin d’en vérifier le goût. Toutefois, cette dégustation ne doit pas se transformer en un véritable repas, et il suffit qu’une seule personne goûte.
Concernant les restes de viande de Chabbat, certains permettent de les consommer, d’autres sont plus stricts, et certains ne l’autorisent que lors du quatrième repas (Séouda Réviit).
Les Séfarades boivent eux-mêmes le vin de la Havdala.
Chez les Ashkénazes, la coutume est de donner le vin à un enfant entre six et neuf ans. S’il n’y a pas d’enfant présent, même les Ashkénazes le boivent eux-mêmes.
Roch ‘Hodech
Selon de nombreux Séfarades, on mange de la viande le jour de Roch ‘Hodech Av.
Selon le Michna Beroura, Roch ‘Hodech est déjà inclus dans la coutume de ne pas manger de viande.
Enfants et personnes malades
Pour les enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge du ‘Hinoukh, c’est-à-dire avant six ans, il est permis1 de leur donner de la viande pendant les neuf jours.
Certains2 permettent jusqu’à l’âge où l’enfant comprend le deuil, soit environ neuf ans, et d’autres3 sont encore plus indulgents jusqu’à douze ans.
Toutefois, les décisionnaires écrivent que de nos jours, où il existe de nombreuses alternatives à la viande, il n’est généralement pas nécessaire d’en donner aux enfants pendant cette période.
De même, une personne malade, même sans danger vital, une femme ayant accouché dans les trente jours précédents, ou une femme qui allaite lorsqu’elle en a besoin pour sa santé ou celle du bébé, sont autorisées à manger de la viande.
Lorsqu’il existe un besoin médical, il est préférable de se contenter de volaille4 si cela suffit, mais cela ne constitue pas une obligation stricte.