Statut des sous-vêtements fraîchement lavés et règles de coupe de cheveux pendant la semaine de Tichea Béav, y compris pour les femmes, les enfants et les Baalé Brit.
Sous-vêtements
Concernant les sous-vêtements, les décisionnaires sont partagés sur la question de savoir s’il est permis de les porter lorsqu’ils sont fraîchement lavés.
La coutume la plus répandue est d’être indulgent, même si celui qui souhaite être plus strict est digne d’éloge.
Toutefois, le jour même de Tichea Béav, il est préférable d’être rigoureux et de ne pas porter de sous-vêtements fraîchement lavés.
Cette permission concerne uniquement le port de ces vêtements ; leur lavage reste interdit selon tous les avis.
Le livre Piské Techouvot écrit : « Les personnes pieuses, qui ressentent profondément la destruction du Temple, suivent généralement le sens simple des paroles de nos Sages et du Choul’han Aroukh. Elles ne changent leurs vêtements qu’en l’honneur de Chabbat ‘Hazon, et même pour les sous-vêtements elles réduisent autant que possible leur fréquence habituelle de changement. Si elles ont l’habitude de les changer chaque jour, elles les changent alors tous les deux ou trois jours. Durant la semaine où tombe Tichea Béav, elles sont encore plus strictes. Celui qui s’afflige et s’endeuille sur Jérusalem méritera de voir sa joie. »
Coupe de cheveux
Comme nous l’avons vu plus haut, le Rama écrit qu’il ne faut plus se couper les cheveux dès le 17 Tamouz, et telle est la coutume Ashkénaze.
Selon la stricte Halakha, les Séfarades peuvent se couper les cheveux jusqu’à la semaine où tombe Tichea Béav. Une fois cette semaine arrivée, la coupe de cheveux devient interdite selon la Guémara.
En pratique, différentes coutumes existent selon les communautés, et chacun suivra donc son Minhag.
Les femmes
Les décisionnaires discutent de savoir si cette interdiction s’applique également aux femmes.
Le Michna Beroura écrit qu’il est préférable d’être rigoureux également pour les femmes dès le 17 Tamouz. Toutefois, en cas de nécessité liée à la pudeur ou dans le cadre d’un Chiddoukh, il permet jusqu’à la semaine où tombe Tichea Béav.
Selon la coutume Séfarade, cette rigueur ne concerne que la semaine où tombe Tichea Béav. C’est pourquoi les décisionnaires Séfarades écrivent eux aussi qu’il est juste que les femmes soient rigoureuses, d’autant plus qu’il ne s’agit que d’une courte période.
Les cils et sourcils ne font pas partie de l’interdit.
Les enfants
Puisque l’interdiction de se couper les cheveux durant la semaine où tombe Tichea Béav est explicitement rapportée dans la Guémara, on y applique une rigueur particulière.
Il est donc interdit à un adulte de couper les cheveux d’un enfant pendant cette période.
Les Baalé Brit
Le père du bébé, le Mohel et le Sandak sont appelés les Baalé Brit.
Même selon la coutume Ashkénaze, ils peuvent se couper les cheveux jusqu’à la semaine où tombe Tichea Béav, en l’honneur de la Mitsva.
En revanche, une fois arrivée la semaine où tombe Tichea Béav, puisque l’interdiction est explicitement mentionnée dans la Michna, il n’y a plus lieu d’être indulgent.