בקצרה · On mange le Erouv le Chabbat : Léh'em Michné vendredi soir et Chabbat matin, et le pain du Erouv à la Sé'ouda Chelichit. Même sans cuisiner, c'est une Mitsva pour chaque Juif de faire le Erouv, a priori au moins pour allumer les bougies, mais sans bénédiction. Qui s'en souvient à la synagogue le fait sans bénédiction, formule et appui sur l'Erouv du Rav ; si l'Erouv était préparé mais la bénédiction oubliée, on peut dire la formule. Un habitant d'Eretz Israël en diaspora n'en a pas besoin.
בקצרה · Il est bon que le maître de maison fasse le Erouv aussi pour ses invités (un employé, un fils marié) ; à postériori, on peut s'appuyer sur les opinions selon lesquelles ils sont rattachés à lui. A priori, celui qui a oublié la formule reprend le Erouv ; la bénédiction n'est pas indispensable. Séfarades : on peut allumer sans Erouv, mais il est bon de faire le Erouv pour l'allumage, sans bénédiction. Ashkénazes : a priori donner les bougies à un autre ; même selon les permissifs, une seule bougie.
בקצרה · Si le Erouv a été mangé ou perdu (sans qu'il reste un Kazaït), on ne peut plus cuisiner ni cuire au four pour Chabbat. Celui qui n'a pas fait le Erouv : les autres ne peuvent pas cuisiner pour lui, sauf avec leurs propres provisions ou après qu'il les leur a données en cadeau. En diaspora, on peut faire le Erouv sous condition le premier jour de Yom Tov (pas à Roch Hachana) ; le Erouv du Rav ne vaut que pour celui qui a été empêché ou a oublié, non pour le négligent.
בקצרה · On fait le Erouv avec un pain entier d'un Kabeitsa (à postériori un morceau d'un Kazaït suffit) ou un Kazaït de plat cuisiné accompagnant le pain (œuf cuit, viande ou poisson sans os, conserve) ; à postériori le plat seul vaut, pas le pain seul. On le dépose la veille de Yom Tov ; fait plus tôt, on le refera la veille ; à postériori, au crépuscule jusqu'au Barekhou. Il ne permet de cuisiner que du 2e jour de Yom Tov pour Chabbat, pas du 1er ; à postériori, le plat cuisiné le 1er jour est permis à Chabbat.
בקצרה · La veille de Yom Tov (mercredi après-midi), on prend en main une Matsa entière (plus d'un Kabeitsa ; à postériori un Kazaït suffit) et un œuf cuit de plus d'un Kazaït, on récite la bénédiction puis la formule du Erouv, qu'on est tenu de comprendre (on peut la dire dans sa propre langue). Homme et femme y sont tenus de la même façon ; une femme sans mari doit faire le Erouv elle-même. Ce Erouv permet de préparer du Yom Tov pour Chabbat.