Erouv pour un invité, un fils marié, un employé ou des tiers ; oubli de la bénédiction ou de la formule
Rattachement de l'épouse et du foyer, doute sur l'employé, cas de l'invité et du fils marié, modalités pour faire le Erouv au nom d'autres personnes, oubli de la bénédiction ou de la formule et allumage des bougies sans Erouv.
L'épouse et les membres du foyer d'une personne sont rattachés à elle et inclus dans son Erouv.
Cependant, le Biour Halakha a émis un doute concernant un employé juif : puisque le maitre de maison peut faire acquérir le Erouv à un tiers en le donnant à son employé, ça veut dire qu’il n’est pas rattaché à la maison, ou puisqu’il mange de la maison il est rattaché au maître de maison ?
De là, on peut également déduire pour un invité et un fils marié chez son père : devront-ils faire leur propre Erouv si eux-mêmes ou leur épouse souhaitent aider à la cuisine, ainsi que pour l'allumage des bougies ?
C'est pourquoi il est bon que le maître de maison fasse le Erouv également pour ses invités. A posteriori, s'il ne l'a pas fait pour eux, on peut s'appuyer sur les opinions selon lesquelles ils sont rattachés au maître de maison.
Faire le Erouv pour d'autres personnes
Pour faire le Erouv pour d'autres personnes :
On fait acquérir le plat cuisiné et le pain par l'intermédiaire d'une tierce personne à tous ceux pour qui l'on souhaite faire le Erouv. Celui qui fait l'acquisition soulève le Erouv d'un Téfah' (environ 8 cm). (On peut faire acquérir par un tiers, mais pas par son épouse ni par les membres de son foyer. Les fils mariés peuvent faire l'acquisition pour eux-mêmes ou pour d'autres.)
On reprend le Erouv de sa main, on récite la bénédiction sur la Mitsva du Erouv, et on dit la formule en ajoutant : « Lana OuLéPloni OuLéPloni » (pour nous et pour…).
S'il a déjà fait le Erouv pour lui-même : le Biour Halakha émet un doute sur la possibilité de faire le Erouv sur le même plat ou s'il faut un autre plat. Il est donc préférable de prendre un autre plat.
Celui qui a oublié de réciter la bénédiction ou de dire la formule
A oublié de dire la formule : les décisionnaires sont partagés. Le Ramah a écrit que c'est comme s'il n'avait pas fait le Erouv du tout. Cependant, la Mishna Béroura a écrit au nom du Maharchal et du Taz que la formule n'est requise qu'a priori, et qu'a posteriori, puisqu'il a déposé le plat en vue du Erouv, on peut s'appuyer dessus.
A priori : on statue comme le Ramah — celui qui n'a pas dit la formule doit reprendre le Erouv et dire la formule. S'il ne l'a pas dit avant le Yom Tov, il donnera ses provisions à d'autres et ils cuisineront pour lui. S'il n'y a personne d'autre, il s'appuiera sur les décisionnaires qui permettent.
A oublié la bénédiction : la bénédiction n'est pas indispensable selon toutes les opinions.
L'allumage des bougies sans Erouv
Pour les Séfarades : le Choulh'an Arouh' a écrit que celui qui n'a pas fait le Erouv peut allumer les bougies de Chabbat. A priori, il est bon de faire le Erouv aussi pour l'allumage des bougies, mais sans bénédiction.
Pour les Ashkénazes : le Mishna Béroura cite de nombreux Ah'aronim qui interdisent d'allumer sans Erouv. A priori, il donnera donc les bougies à quelqu'un d'autre qui les allumera pour lui. Même selon les opinions permissives, on ne peut allumer qu'une seule bougie.
בקצרה · On mange le Erouv le Chabbat : Léh'em Michné vendredi soir et Chabbat matin, et le pain du Erouv à la Sé'ouda Chelichit. Même sans cuisiner, c'est une Mitsva pour chaque Juif de faire le Erouv, a priori au moins pour allumer les bougies, mais sans bénédiction. Qui s'en souvient à la synagogue le fait sans bénédiction, formule et appui sur l'Erouv du Rav ; si l'Erouv était préparé mais la bénédiction oubliée, on peut dire la formule. Un habitant d'Eretz Israël en diaspora n'en a pas besoin.
בקצרה · Si le Erouv a été mangé ou perdu (sans qu'il reste un Kazaït), on ne peut plus cuisiner ni cuire au four pour Chabbat. Celui qui n'a pas fait le Erouv : les autres ne peuvent pas cuisiner pour lui, sauf avec leurs propres provisions ou après qu'il les leur a données en cadeau. En diaspora, on peut faire le Erouv sous condition le premier jour de Yom Tov (pas à Roch Hachana) ; le Erouv du Rav ne vaut que pour celui qui a été empêché ou a oublié, non pour le négligent.
בקצרה · On fait le Erouv avec un pain entier d'un Kabeitsa (à postériori un morceau d'un Kazaït suffit) ou un Kazaït de plat cuisiné accompagnant le pain (œuf cuit, viande ou poisson sans os, conserve) ; à postériori le plat seul vaut, pas le pain seul. On le dépose la veille de Yom Tov ; fait plus tôt, on le refera la veille ; à postériori, au crépuscule jusqu'au Barekhou. Il ne permet de cuisiner que du 2e jour de Yom Tov pour Chabbat, pas du 1er ; à postériori, le plat cuisiné le 1er jour est permis à Chabbat.
בקצרה · La veille de Yom Tov (mercredi après-midi), on prend en main une Matsa entière (plus d'un Kabeitsa ; à postériori un Kazaït suffit) et un œuf cuit de plus d'un Kazaït, on récite la bénédiction puis la formule du Erouv, qu'on est tenu de comprendre (on peut la dire dans sa propre langue). Homme et femme y sont tenus de la même façon ; une femme sans mari doit faire le Erouv elle-même. Ce Erouv permet de préparer du Yom Tov pour Chabbat.