Récite-t-on les Birkhot HaTorah quand on n'a pas dormi ?
Quelles bénédictions de la Torah réciter après une nuit blanche, selon les Séfarades et les Ashkénazes, et ce que change un sommeil d'une demi-heure sur son lit.
Extrait de Chavouot 5786 · Les lois de Chavouot· 2 min de lecture
Récite-t-on les Birkhot HaTorah ?
Les Séfarades ont l’habitude de réciter les Birkhot HaTorah même s’ils n’ont pas dormi, à partir de Alot HaChaH’ar et pas avant.
Les Ashkénazes ont l’habitude de ne pas les réciter. Ils s’efforcent d’entendre les Birkhot HaTorah de quelqu’un qui a dormi. Ou bien ils ont l’intention, dans la bénédiction d’Ahava Rabba, d’acquitter leur obligation des Birkhot HaTorah, mais dans ce cas ils doivent étudier un peu immédiatement après la prière.
Il existe deux solutions pour les Ashkénazes afin de pouvoir réciter les Birkhot HaTorah :
S’il a dormi une demi-heure sur son lit le jour, la veille de Chavouot, il peut réciter les Birkhot HaTorah le matin même selon les Ashkénazes, car il est obligé dans tous les cas : si la Halakha suit l’avis de Rabbénou Tam selon lequel cela dépend de Alot HaChaH’ar, Alot est arrivé ; et si la Halakha suit l’avis du Roch selon lequel cela dépend du sommeil, il a déjà dormi.
Qu’il ait l’intention, lors des Birkhot HaChaH’ar de la veille de Chavouot, de ne couvrir que jusqu’au jour suivant. Ainsi, le lendemain, il pourra réciter les Birkhot HaTorah selon toutes les opinions.
S’il a l’intention d’aller dormir après la prière, certains disent qu’il peut continuer à étudier même après Alot HaChaH’ar sans Birkhot HaTorah.
Celui qui a dormi, combien doit-il dormir et quelle est sa loi ?
S’il a dormi une demi-heure sur son lit, il peut réciter toutes les bénédictions et les Birkhot HaTorah avant Alot HaChaH’ar. Il lui est interdit d’étudier tant qu’il n’a pas récité les Birkhot HaTorah. En revanche, s’il s’est assoupi sur la table, même pendant longtemps, il ne récitera pas la bénédiction sur la Nétilat Yadaïm, car c’est considéré comme un sommeil occasionnel.
En bref · Un gâteau au fromage sans farine : ChéHakol puis Boré Néfachot. Avec de la farine, tout dépend de son rôle : si elle lie le corps du gâteau, ChéHakol ; si elle est dans la base pour donner du goût, Mézonot. Si le gâteau est très haut et mangé par étapes, on récite ChéHakol sur le gâteau et Mézonot sur la base, en commençant par Mézonot. Pour la finale : Boré Néfachot si ChéHakol ; Al HaMih'ya si Mézonot, à condition d'avoir mangé un Kazaït.
En bref · Fixer un repas sur des Mézonot oblige à réciter HaMotsi et Birkat HaMazone ; à priori, décider avant de commencer la quantité que l'on mangera. Séfarades : 3 à 4 œufs (162 à 216 g) ; soit moins (Mézonot et Al HaMih'ya), soit plus (HaMotsi et Birkat HaMazone) ; entre les deux, Al HaMih'ya. Ashkénazes : jusqu'à 6 œufs (325 g) Al HaMih'ya, au-delà HaMotsi et Birkat HaMazone ; si rassasié dès 216 g, Birkat HaMazone ; les garnitures comptent dans le calcul, contrairement aux Séfarades.
En bref · On a l’habitude, dans de nombreux endroits, de manger des aliments laitiers le premier jour de Chavouot. On mange aussi des aliments à base de viande — en souvenir des deux pains du Temple —, tout en étant vigilant sur les lois d’attente entre les deux, et la coutume rapporte également de manger du miel et du lait, la Torah étant comparée au miel et au lait.
En bref · La nuit de Chavouot, il faut étudier le Tikoun : selon le Arizal, le Tanakh et un peu de Zohar (environ deux heures), puis étudier ce qu'il plaît le reste de la nuit ; même celui qui désire étudier la Guémara et les Richonim doit faire le Tikoun. À l'aube, peu avant Alot HaChaH'ar, il faut s'immerger au Mikvé, immersion la plus importante de l'année. À Chavouot, on aura une intention particulière dans Ahavat Olam / Ahava Rabba.