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Les Trois Semaines et Tichea B'av

La veille de Tichea Béav : étude de la Torah, promenades et Séouda Hamafséket

Veille de Tichea Béav : étude de la Torah après 'Hatsot, restriction des promenades et déroulement de la Séouda Hamafséket, notamment la question des deux plats cuisinés.
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מתוך אב תשפ״ו · Les lois des Trois Semaines 4 דקות קריאה

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La veille de Tichea Béav

Étude de la Torah

Le Rama1 écrit : « On a l’habitude de ne plus étudier la Torah à partir de ‘Hatsot la veille de Tichea Béav, sauf les sujets qu’il est permis d’étudier le jour de Tichea Béav. »

Puisque l’étude de la Torah réjouit l’homme, et qu’il est possible d’étudier les sujets autorisés à Tichea Béav, certains ont pris l’habitude d’être plus rigoureux dans ce domaine que pour d’autres interdictions qui ne s’appliquent qu’à Tichea Béav lui-même.

Cependant, de nombreux décisionnaires ne sont pas d’accord avec le Rama et permettent de continuer à étudier normalement même après ‘Hatsot.

Ainsi, celui qui peut consacrer ces heures aux sujets permis à Tichea Béav est digne d’éloge. Mais si cela risque de l’amener à délaisser ou à diminuer son étude de la Torah, il vaut mieux qu’il continue son étude habituelle.

Promenades et sorties

Le Rama écrit : « On ne se promène pas la veille de Tichea Béav. »

Cette restriction commence à partir de ‘Hatsot.

Le repas précédant le jeûne (Séouda Hamafséket)

La Séouda Hamafséket est le dernier repas que l’on prend avant l’entrée de Tichea Béav.

Il est permis de faire auparavant un autre repas comprenant plusieurs plats, puis de réciter le Birkat HaMazone et de prendre ensuite la Séouda Hamafséket.

Cependant, cela soulève un problème de Berakha Chééna Tsrikha (bénédiction inutile), puisqu’on récite le Birkat HaMazone uniquement pour recommencer à manger quelques instants plus tard.

De plus, cela peut donner l’impression que le véritable repas est le premier, tandis que la Séouda Hamafséket n’est faite que pour s’acquitter de l’obligation.

C’est pourquoi la coutume est de prier Min’ha entre les deux repas.

Certains ont également l’habitude d’avancer le premier repas afin d’arriver à la Séouda Hamafséket avec un peu d’appétit, ce qui lui donne davantage le caractère d’un véritable repas.

Deux plats cuisinés

Le Choul’han Aroukh écrit : « La veille de Tichea Béav, lors de la Séouda Hamafséket prise après ‘Hatsot, on ne mangera pas de viande, on ne boira pas de vin et on ne mangera pas deux plats cuisinés. »

Le Michna Beroura explique que la raison est : « Afin d’augmenter le deuil, de se souvenir de la destruction du Temple et d’en ressentir la peine. »

On ne doit donc consommer qu’un seul plat cuit lors de ce repas.

Même si deux plats ont été cuits dans la même marmite, ils restent considérés comme deux plats distincts et sont interdits.

Toutefois, lorsqu’il s’agit d’aliments que l’on a l’habitude de manger ensemble toute l’année, ils sont considérés comme un seul plat, à condition de les manger effectivement ensemble.

Si on les sépare, ils retrouvent le statut de deux plats distincts.

Cette règle concerne uniquement les aliments cuits.

Les fruits et légumes crus, ainsi que le lait2, les fromages ou les yaourts, ne sont pas considérés comme des plats cuisinés. Il est donc permis d’en manger plusieurs sortes.

En revanche, s’ils ont été cuits, ils prennent le statut de plat cuisiné.

Il est également permis de manger du pain, des gâteaux ou d’autres pâtisseries, car ils ne sont pas inclus dans cette interdiction.

Cependant, comme nous l’avons vu, le but est de renforcer le sentiment de deuil et de tristesse lié à la destruction du Temple. Il ne convient donc pas de consommer des aliments particulièrement agréables ou susceptibles de détourner l’esprit du deuil.

C’est dans ce sens que le Choul’han Aroukh3 écrit : « Celui qui le peut ne mangera à la Séouda Hamafséket que du pain sec avec du sel et de l’eau. »

La coutume la plus répandue est de se contenter de pain, d’œufs durs et d’eau.

Il n’est pas obligatoire de manger du pain, mais il faut malgré tout que cela ait le statut d’un repas. Sinon, le repas précédent serait considéré comme le dernier repas avant le jeûne.

Ainsi, celui qui ne mange pas de pain devra au minimum consommer d’autres aliments sous forme de repas, comme une salade ou plusieurs œufs.

Concernant les boissons, il n’existe pas d’interdiction stricte de boire des boissons sucrées comme les sodas ou les jus de fruits. Malgré cela, il est préférable de s’en abstenir afin de diminuer le plaisir procuré par ce repas.

בין המצרים, יום אחר יוםמוזיקה, תספורת, כביסה, בשר ויין, קניות, רחיצה: מה מותר היום לפי מנהגכם, ו„האם עליי לצום?“.
  1. Siman 553, Séïf 2.

    ↩
  2. La Michna Beroura écrit que c'est interdit, car le lait et le fromage sont définis comme un plat; mais cela ne valait qu'à leur époque, où on les cuisinait à la maison. À notre époque, où le lait et le fromage ne subissent qu'un simple processus de pasteurisation, ils ne sont plus considérés comme un plat.

    ↩
  3. Séïf 6.

    ↩

שאלות קשורות

Les Trois Semaines et Tichea B'av

La sortie de Tichea Béav et la journée du 10 Av

בקצרה · Selon le Choul’han Aroukh, dès la sortie des étoiles on peut se couper les cheveux, laver ses vêtements, se laver et écouter de la musique ; certains Séfarades attendent toutefois midi du lendemain, comme les Ashkénazes, qui gardent le deuil jusqu’à midi du 10 Av. Viande et vin : rester strict jusqu’à la fin du 10 Av. Cette année, les Ashkénazes peuvent se couper les cheveux, se laver et laver leurs vêtements dès la sortie du jeûne pour Chabbat uniquement ; sinon attendre midi du vendredi.

Les lois des Trois Semaines · אב תשפ״ו

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Tichea Béav : salutations, cadeaux, travail et écriture

בקצרה · À Tichea Béav, les salutations sont interdites ; on peut hocher la tête, répondre doucement à qui salue sans savoir, et demander comment on se sent à cause du jeûne. Cadeaux interdits, sauf au pauvre (Tsédaka) ; on n'envoie pas de nourriture avant la sortie du jeûne. On ne travaille pas, de jour comme de nuit ; un travail évitant une perte financière est permis, plus souple après 'Hatsot, et peut être confié à un non-Juif ; écrire est permis, sauf pour un Sofer, sauf si nécessaire pour ce jour.

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Tichea Béav : médicaments, pommades et lavage

בקצרה · Médicament : mieux vaut avaler le comprimé sans eau ; sinon de l'eau au goût altéré. Sirop sucré interdit sauf amer. Pommades adoucissantes interdites, sauf à but médical ; parfum pour sentir bon interdit, permis pour ôter une mauvaise odeur. Rincer la bouche interdit ; si grande gêne, certains autorisent moins d'un Revi'it. Visage, yeux : interdit sauf saleté localisée ; grande souffrance, indulgence. Mains : interdit sauf ablutions obligatoires jusqu'aux articulations (Cohen : toute la main).

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Tichea Béav : accouchées et malades

בקצרה · Une accouchée ne jeûne pas les sept premiers jours ; de sept à trente jours elle est dispensée, sauf si elle se sent parfaitement bien ; dans le doute, elle peut manger ; après trente jours elle doit jeûner, sauf risque d'arrêt de l'allaitement. Un malade en danger, ou doute de danger, ne jeûne pas ; un malade sans danger vital mais faible est dispensé, et s'il se sent mal ou a de la fièvre il mange immédiatement. Maladie chronique : consulter un Rav ; âgés et affaiblis, notamment au-delà de 80 ans, dispensés.

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