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כולל תורת ש״מ

Les Trois Semaines et Tichea B'av

Prudence, Chéhé'héyanou, coupe de cheveux et Tikoun 'Hatsot pendant Ben HaMetsarim

Coutumes applicables du 17 Tamouz à Roch 'Hodech Av : prudence face au danger, bénédiction Chéhé'héyanou, achat de vêtements, coupe de cheveux et récitation du Tikoun 'Hatsot.
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Prudence face au danger

Les décisionnaires écrivent qu’il convient durant cette période de redoubler de prudence et de s’éloigner de toute situation comportant un risque1.

Il est donc recommandé d’éviter les excursions dangereuses, l’escalade, les activités extrêmes et tout ce qui présente un danger similaire.

De même, lorsqu’il est possible de repousser une opération non urgente sans difficulté particulière, il est préférable de le faire.

D’après la stricte Halakha, il n’est pas interdit d’aller à la mer ou à la piscine pendant cette période. Bien que certains soient plus stricts sur ce point, l’essentiel est surtout d’éviter les endroits présentant un risque réel.

La bénédiction de « Chéhé’héyanou »

La coutume est de ne pas réciter2 la bénédiction de Chéhé’héyanou pendant Ben HaMetsarim sur un fruit nouveau ou un vêtement neuf.

C’est pourquoi on évite de consommer un fruit nouveau ou de porter un vêtement neuf nécessitant cette bénédiction.

Concernant Chabbat et Roch ‘Hodech, les décisionnaires sont partagés. Certains permettent de réciter Chéhé’héyanou, aussi bien sur un fruit nouveau que sur un vêtement neuf, tandis que d’autres l’interdisent même pendant Chabbat.

En pratique, selon la stricte Halakha, il est permis de réciter Chéhé’héyanou pendant Chabbat et Roch ‘Hodech. Toutefois, il est préférable d’éviter.

Si une personne a récité par erreur la bénédiction Boré Péri Haets sur un fruit nouveau et se souvient seulement ensuite qu’elle doit également dire Chéhé’héyanou, elle récitera malgré tout Chéhé’héyanou, même en semaine, afin de ne pas perdre la bénédiction.

Une femme enceinte qui a très envie d’un fruit nouveau est autorisée à le manger. Certains décisionnaires estiment même qu’elle pourra réciter Chéhé’héyanou normalement.

Achat de vêtements

Il est permis d’acheter des vêtements neufs pendant Ben HaMetsarim en vue de les utiliser après le 9 Av.

L’interdiction d’acheter des vêtements neufs ne commence qu’à partir de Roch ‘Hodech Av, comme nous le verrons plus loin.

Coupe de cheveux

Le Rama écrit qu’il ne faut pas se couper les cheveux à partir du 17 Tamouz, et telle est la coutume des communautés Ashkénazes.

Selon l’avis du Choul’han Aroukh, les Séfarades peuvent, quant à eux, se couper les cheveux jusqu’à la semaine où tombe le 9 Av.

Cependant, comme il existe différentes coutumes selon les communautés, chacun suivra son Minhag.

Tikoun ‘Hatsot

Le Ari Zal écrit qu’il est bien de s’asseoir chaque jour à midi pendant Ben HaMetsarim pour pleurer la destruction du Beit HaMikdach.

C’est pourquoi beaucoup ont l’habitude de réciter durant cette période le Tikoun Ra’hel, la partie du Tikoun ‘Hatsot consacrée à la peine de la destruction.

Il est recommandé de s’asseoir à même le sol et d’enlever ses chaussures pendant sa récitation. Toutefois, cela n’est pas indispensable. Il vaut mieux le réciter sans s’asseoir par terre ni enlever ses chaussures plutôt que de renoncer complètement à le dire.

On ne récite pas le Tikoun ‘Hatsot le vendredi, le Chabbat, à Roch ‘Hodech Av, la veille de Roch ‘Hodech, la veille du 9 Av et le 9 Av lui-même.

De même, le père du bébé, le Mohel et le Sandak le jour de la Mila ne le récitent pas.

בין המצרים, יום אחר יוםמוזיקה, תספורת, כביסה, בשר ויין, קניות, רחיצה: מה מותר היום לפי מנהגכם, ו„האם עליי לצום?“.
  1. Le Choul’han Aroukh tranche qu'il ne faut pas marcher seul de la quatrième à la neuvième heure ; les décisionnaires précisent que cela vise les lieux situés hors des zones habitées.
    De même, les parents veilleront à ne pas frapper leurs enfants durant ces jours, à cause du danger (Michna Beroura et Kaf Ha‘Haïm).

    ↩
  2. Choul’han Aroukh, Siman 551, Séïf 17.

    ↩

שאלות קשורות

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La sortie de Tichea Béav et la journée du 10 Av

בקצרה · Selon le Choul’han Aroukh, dès la sortie des étoiles on peut se couper les cheveux, laver ses vêtements, se laver et écouter de la musique ; certains Séfarades attendent toutefois midi du lendemain, comme les Ashkénazes, qui gardent le deuil jusqu’à midi du 10 Av. Viande et vin : rester strict jusqu’à la fin du 10 Av. Cette année, les Ashkénazes peuvent se couper les cheveux, se laver et laver leurs vêtements dès la sortie du jeûne pour Chabbat uniquement ; sinon attendre midi du vendredi.

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בקצרה · À Tichea Béav, les salutations sont interdites ; on peut hocher la tête, répondre doucement à qui salue sans savoir, et demander comment on se sent à cause du jeûne. Cadeaux interdits, sauf au pauvre (Tsédaka) ; on n'envoie pas de nourriture avant la sortie du jeûne. On ne travaille pas, de jour comme de nuit ; un travail évitant une perte financière est permis, plus souple après 'Hatsot, et peut être confié à un non-Juif ; écrire est permis, sauf pour un Sofer, sauf si nécessaire pour ce jour.

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בקצרה · Médicament : mieux vaut avaler le comprimé sans eau ; sinon de l'eau au goût altéré. Sirop sucré interdit sauf amer. Pommades adoucissantes interdites, sauf à but médical ; parfum pour sentir bon interdit, permis pour ôter une mauvaise odeur. Rincer la bouche interdit ; si grande gêne, certains autorisent moins d'un Revi'it. Visage, yeux : interdit sauf saleté localisée ; grande souffrance, indulgence. Mains : interdit sauf ablutions obligatoires jusqu'aux articulations (Cohen : toute la main).

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Tichea Béav : accouchées et malades

בקצרה · Une accouchée ne jeûne pas les sept premiers jours ; de sept à trente jours elle est dispensée, sauf si elle se sent parfaitement bien ; dans le doute, elle peut manger ; après trente jours elle doit jeûner, sauf risque d'arrêt de l'allaitement. Un malade en danger, ou doute de danger, ne jeûne pas ; un malade sans danger vital mais faible est dispensé, et s'il se sent mal ou a de la fièvre il mange immédiatement. Maladie chronique : consulter un Rav ; âgés et affaiblis, notamment au-delà de 80 ans, dispensés.

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