soit comme structure sur laquelle on pose un Skhakh cachère.
Dans les deux cas, la Soucca n’est cachère qu’à certaines conditions.
On peut distinguer deux types de pergolas :
une pergola aérée, qui donne moins d’ombre que de soleil ;
une pergola dense, dont les poutres donnent elles-mêmes de l’ombre sur toute la surface ou sur sa plus grande partie.
Pergola aérée
C’est une pergola où l’espace entre deux poutres est plus grand que la largeur des poutres, quelle que soit la dimension de cet espace.
Dans ce cas, la pergola donne moins d’ombre que de soleil. Il est donc permis de poser du Skhakh cachère au-dessus des poutres, et la Soucca est cachère.
Cela reste valable même si les poutres font 4 Tefa'him (environ 32 cm) ou plus : le Skhakh non cachère est alors annulé par le Skhakh cachère placé au-dessus.
Tout cela ne s’applique que si le Skhakh est posé au-dessus des poutres.
Si on veut construire sa Soucca sous la pergola, en utilisant uniquement le Skhakh placé sous les poutres, deux conditions doivent être réunies :
les poutres doivent être espacées de plus de 3 Tefa'him (24 cm)1 ;
les poutres elles-mêmes doivent faire moins de 4 Tefa'him (32 cm) de largeur.
Si elles font 4 Tefa'him ou plus, elles sont considérées comme du Skhakh non cachère.
Si l’une de ces conditions n’est pas remplie (par exemple si les poutres sont espacées de moins de 24 cm ou si elles font plus de 32 cm de largeur), la solution la plus simple est de poser le Skhakh au-dessus des poutres, comme expliqué plus haut. Si l’on veut malgré tout construire la Soucca sous la pergola, il faudra aussi mettre du Skhakh cachère au-dessus des poutres, pour annuler le Skhakh non cachère.
Sinon, on craindrait l’avis du Ba’h, selon lequel on applique le principe de « Lavoud » pour être plus strict lorsque l’ensemble des poutres atteint une largeur de 4 Tefa'him.
בקצרה · Une Soucca en métal aux parois en tissu n'est pas cachère, le tissu bougeant au vent. Il faut le Lavoud (barres, cordes ou sangles espacées de moins de 24 cm, bien tendues, sur 80 cm de haut), mis en place avant le Skhakh. À priori, on pose le Skhakh sur des tasseaux en bois, non directement sur le métal ; à postériori, la Soucca reste cachère. Si toutes les parois sont en Lavoud, les Ashkénazes font quatre parois, les Séfarades trois ; deux parois complètes et un côté en Lavoud restent cachères à priori.
בקצרה · À 'Hol HaMoed, on remet soi-même le Skhakh. À Chabbat et Yom Tov, s'il en tombe au point qu'il n'en reste plus assez, c'est un problème de « Ohel » : demander à un non-Juif (1er jour de Souccot Chabbat : indulgence si la joie de Yom Tov en pâtit, sinon attendre la fin du Chabbat). Si seule une partie s'est envolée, assez de Skhakh cachère mais un vide entre parois et Skhakh, on peut soi-même y placer un drap non cachère (« Dofen Akouma »), si trois parois sont à moins de 4 Amot (≈ 1,96 m).
בקצרה · Celui qui doit prendre la route pour une raison nécessaire (Mitsva, travail, subsistance) est dispensé de la Soucca et peut même y manger du pain ; mais celui qui part en promenade ou en voyage de plaisir n'est pas dispensé. Si la Soucca est construite dans un endroit qui empêche lui-même de dormir (peur des chats, des voleurs) et qu'il n'a pas d'autre Soucca, il pourra y manger sans réciter la bénédiction, en raison du doute. En revanche, si le problème vient seulement du froid qui empêche de dormir, la Soucca reste valable.
בקצרה · Celui qui souffre du fait même d'être dans la Soucca (pluie, moustiques, peur…) est dispensé, sans être plus strict ; la dispense ne concerne pas la souffrance due au seul trajet. Si la gêne peut être supprimée (ventilateur, chauffage), on doit le faire, même au prix de grands efforts. Celui qui a déjà quitté la Soucca et s'est couché ou a commencé à manger n'est plus obligé d'y retourner, mais s'il y retourne, il reçoit une grande récompense.