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Ce sont les Souccot faites d’une structure en métal, sur laquelle on accroche des tissus pour former des parois et sur laquelle on pose le Skhakh. Il faudra faire attention à plusieurs points.
D’abord, une structure métallique sans parois, sur laquelle on a simplement posé du Skhakh, n’est pas une Soucca cachère. Une Soucca a besoin à la fois de Skhakh et de parois.
Il faut donc vérifier si les tissus utilisés comme parois sont réellement des parois cachères.
Le Choul'han Aroukh1 écrit qu’il ne faut pas faire les parois d’une Soucca avec du tissu, car celui-ci bouge avec le vent. Selon la majorité des décisionnaires, même si le tissu est attaché de tous les côtés, le fait qu’il bouge au milieu suffit à poser problème : ce n’est pas considéré comme une paroi suffisamment stable.2
La solution est d’utiliser le principe du « Lavoud », comme l’explique le Choul'han Aroukh : il faut placer des tiges ou des barres espacées de moins de 3 Tefa'him (24 cm).
Certaines Souccot en métal possèdent déjà des barres horizontales espacées de moins de 24 cm. Dans d’autres, on tend une corde ou une sangle dans chaque espace, en veillant à ce que chaque espace fasse moins de 3 Tefa'him, jusqu’à une hauteur de 10 Tefa'him.
De cette manière, on obtient des parois d’une hauteur d’au moins 10 Tefa'him (80 cm, idéalement environ 1 m3).
Lorsque le Lavoud est réalisé avec des cordes ou des sangles, il faut bien les tendre pour qu’elles ne bougent pas avec le vent. Sinon, on retombe sur le même problème que pour les parois en tissu.
Sans le Lavoud, la Soucca n’a pas de parois cachères. Il faut donc installer le Lavoud avant de poser le Skhakh.
Ceci est valable pour toute Soucca : les parois doivent être mises en place avant le Skhakh. Sinon, on tombe dans le problème de « Taassé velo min he'assouï » : le Skhakh a été posé avant que les parois existent, et la Soucca deviendrait cachère d’elle-même, sans acte de construction.
Comme nous l’avons expliqué pour le support du Skhakh, il ne faut pas, à priori, poser directement le Skhakh sur les barres métalliques.
Il faut plutôt poser des tasseaux ou des poutres en bois sur la structure métallique, puis poser le Skhakh sur le bois.
À postériori, si le Skhakh a déjà été posé directement sur le métal, la Soucca reste cachère et on peut y réciter la bénédiction.
Combien faut-il de parois ?
Une Soucca classique est cachère avec trois parois. Mais selon le Maguen Avraham et le Michna Beroura, si les parois sont faites uniquement de Lavoud, trois parois ne suffisent pas : il faut en faire quatre.
Des parois faites uniquement de Lavoud sont plus faibles : on exige donc une paroi de plus.
C’est la règle suivie par les Ashkénazes : quand les parois sont faites uniquement de Lavoud, ils font quatre parois et non trois.
Les Séfarades, en revanche, suivent le Choul'han Aroukh et le Kaf Ha'Haïm : trois côtés en Lavoud suffisent selon la loi stricte.
Mais celui qui veut tenir compte de toutes les opinions, s’agissant d’une Mitsva de la Torah, fera aussi une quatrième paroi en Lavoud, du côté de l’entrée.
Tout cela concerne le cas où toutes les parois sont faites uniquement avec du Lavoud.
Mais si la Soucca possède déjà deux parois complètes et qu’un seul côté est fait avec du Lavoud, elle est cachère à priori.
Et pour embellir la Mitsva, on peut ajouter des planches bien attachées des deux côtés. La Soucca sera alors cachère selon toutes les opinions.