מתוך תשרי תשפ״ז · Les lois de la Soucca· 2 דקות קריאה
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אויר של שלושה טפחים (24 ס״מ) או יותר בין הדופן לסכך מבטל את הדופן. כשממלאים אותו בחומר, אפילו פסול (סדין), הוא נעשה המשך הדופן („דופן עקומה“), עד ארבע אמות (כ־1.96 מ׳). אין יושבים תחתיו.
Il arrive qu’un vent particulièrement fort fasse tomber ou déplace le Skhakh. Peut-on le remettre en place ?
Pendant ‘Hol HaMoed
Il n’y a aucun problème. On peut remettre soi-même le Skhakh à sa place.
Chabbat et Yom Tov
Si le Skhakh est tombé, que ce soit en partie ou complètement, au point qu’il ne reste plus suffisamment de Skhakh sur la Soucca, le remettre peut poser un problème de « Ohel » (faire un toit).
Il faut donc demander à un non-Juif de remettre le Skhakh, et dans ce cas on peut le lui demander explicitement.1
Les décisionnaires discutent cependant pour savoir si cette permission s’applique également lorsque le premier jour de Souccot tombe un Chabbat (comme cette année).2
Si cela nuit à la joie de Yom Tov (par exemple si on n’a pas encore pu prendre le repas de Yom Tov), on peut être indulgent. Sinon, il sera préférable d’attendre la fin du Chabbat.
Dans certains cas, il y a une autre solution.
Si seule une partie du Skhakh s’est envolée et qu’il reste suffisamment de Skhakh pour avoir une Soucca cachère, mais qu’un espace vide s’est créé entre les parois et le Skhakh, on peut soi-même placer à cet endroit un drap ou un autre élément non cachère pour le Skhakh.3
On pourra alors utiliser le principe de « Dofen Akouma », et considérer cet élément comme un prolongement de la paroi. Il sera toutefois interdit de manger ou de dormir sous cet élément : seule la partie couverte de Skhakh cachère est valable.
Cela n’est possible que s’il y a trois parois situées à moins de 4 Amot, soit environ 1,96 m, de la partie où se trouve le Skhakh.
Il y a une contradiction apparente dans le Michna Beroura : au début des lois de la Soucca, il penche pour la rigueur et écrit qu’on ne doit pas demander à un non-Juif de poser le Skhakh à Yom Tov, alors qu’à la fin des lois de la Soucca il écrit qu’il est permis de demander à un non-Juif de remettre le Skhakh. Plusieurs explications ont été proposées ; la plus large est la suivante : au début, il parle de celui qui a négligé de construire sa Soucca, et on n’a donc pas été indulgent avec lui ; à la fin, il parle de celui qui avait construit sa Soucca et dont le Skhakh s’est envolé, et dans ce cas on a été indulgent en combinant plusieurs opinions.
Cette permission repose sur la combinaison de plusieurs raisons d’être indulgent, dont l’avis des Tossafot selon lequel le travail de « construire » n’est pas interdit par la Torah à Yom Tov, de sorte que la permission ne vaudrait que pour Yom Tov et non pour Chabbat. Un Chabbat de ’Hol HaMoed, on peut y joindre un autre avis, selon lequel il s’agit d’une tente provisoire puisqu’elle est destinée à moins de sept jours. Mais le premier jour de Yom Tov tombant un Chabbat, lorsqu’il remet le Skhakh, c’est bien pour sept jours. Là encore, les décisionnaires ont avancé des raisons d’être indulgent au titre de la joie de Yom Tov, en y joignant l’avis selon lequel une tente destinée à moins de trente jours est considérée comme provisoire.
בקצרה · Une Soucca en métal aux parois en tissu n'est pas cachère, le tissu bougeant au vent. Il faut le Lavoud (barres, cordes ou sangles espacées de moins de 24 cm, bien tendues, sur 80 cm de haut), mis en place avant le Skhakh. À priori, on pose le Skhakh sur des tasseaux en bois, non directement sur le métal ; à postériori, la Soucca reste cachère. Si toutes les parois sont en Lavoud, les Ashkénazes font quatre parois, les Séfarades trois ; deux parois complètes et un côté en Lavoud restent cachères à priori.
בקצרה · Celui qui doit prendre la route pour une raison nécessaire (Mitsva, travail, subsistance) est dispensé de la Soucca et peut même y manger du pain ; mais celui qui part en promenade ou en voyage de plaisir n'est pas dispensé. Si la Soucca est construite dans un endroit qui empêche lui-même de dormir (peur des chats, des voleurs) et qu'il n'a pas d'autre Soucca, il pourra y manger sans réciter la bénédiction, en raison du doute. En revanche, si le problème vient seulement du froid qui empêche de dormir, la Soucca reste valable.
בקצרה · Celui qui souffre du fait même d'être dans la Soucca (pluie, moustiques, peur…) est dispensé, sans être plus strict ; la dispense ne concerne pas la souffrance due au seul trajet. Si la gêne peut être supprimée (ventilateur, chauffage), on doit le faire, même au prix de grands efforts. Celui qui a déjà quitté la Soucca et s'est couché ou a commencé à manger n'est plus obligé d'y retourner, mais s'il y retourne, il reçoit une grande récompense.
בקצרה · Contrairement au repas occasionnel, même une courte sieste hors de la Soucca est interdite. Si quelqu'un s'endort malgré lui dehors, on n'est pas obligé de le réveiller, mais il est bien de le réveiller doucement et de lui proposer d'aller dormir dans la Soucca. L'obligation porte sur la tête et la majeure partie du corps ; avoir une table dans la Soucca est bon mais non obligatoire, même à priori.