Les trois conditions d'un Skhakh cachère et la quatrième sur l'ombre, puis l'interdiction des Sages d'utiliser des planches de bois larges et les précautions liées à leur largeur.
מתוך תשרי תשפ״ז · Les lois de la Soucca· 2 דקות קריאה
תוכן זה קיים בינתיים בצרפתית בלבד.
פחות מ־8 ס״מ (שלבים, סרגלים): מותר. יותר מ־8 ס״מ: המנהג הקבוע, המחייב, פוסל אותם, שמא יצופפו מדי. 32 ס״מ (ארבעה טפחים) או יותר: אסרו חכמים.
Le Skhakh
Le Skhakh doit remplir trois conditions pour être cachère :
Il doit être d’origine végétale (ce qui a poussé de la terre).1
Il ne doit pas être susceptible de recevoir l’impureté.2
Il ne doit pas être rattaché à la terre.
Si l’une de ces conditions manque, le Skhakh n’est pas cachère.
Il y a également une quatrième condition : le Skhakh doit donner plus d’ombre que de soleil. Autrement dit, il faut avoir plus de Skhakh que d’espaces vides.
Les planches de bois
Même si les planches de bois remplissent les conditions nécessaires pour être du Skhakh cachère, les Sages ont interdit de les utiliser lorsqu’elles sont larges, car à leur époque les toits des maisons étaient faits de planches. Si on avait permis de construire une Soucca avec de telles planches, on aurait pu rester chez soi en croyant être dans une Soucca.
Cette interdiction concerne les planches de 4 Tefa'him ou plus, soit environ 32 cm de largeur, car c’est avec ces planches qu’on faisait les plafonds. L’interdiction ne concerne pas les planches plus étroites.
Malgré cela, l’habitude est de ne pas utiliser non plus de planches de moins de 4 Tefa'him, afin d’éviter de les poser de manière trop serrée, au point que la pluie ne puisse plus passer entre elles.3
Cette précaution ne concerne toutefois que les planches de plus de 1 Téfa'h, soit environ 8 cm.
Des planches étroites, de moins de 1 Téfa'h de largeur (comme des lattes ou tasseaux), peuvent être utilisées comme Skhakh, puisqu’il n’y a pas de risque qu’elles empêchent la pluie de passer.
בקצרה · Une Soucca en métal aux parois en tissu n'est pas cachère, le tissu bougeant au vent. Il faut le Lavoud (barres, cordes ou sangles espacées de moins de 24 cm, bien tendues, sur 80 cm de haut), mis en place avant le Skhakh. À priori, on pose le Skhakh sur des tasseaux en bois, non directement sur le métal ; à postériori, la Soucca reste cachère. Si toutes les parois sont en Lavoud, les Ashkénazes font quatre parois, les Séfarades trois ; deux parois complètes et un côté en Lavoud restent cachères à priori.
בקצרה · À 'Hol HaMoed, on remet soi-même le Skhakh. À Chabbat et Yom Tov, s'il en tombe au point qu'il n'en reste plus assez, c'est un problème de « Ohel » : demander à un non-Juif (1er jour de Souccot Chabbat : indulgence si la joie de Yom Tov en pâtit, sinon attendre la fin du Chabbat). Si seule une partie s'est envolée, assez de Skhakh cachère mais un vide entre parois et Skhakh, on peut soi-même y placer un drap non cachère (« Dofen Akouma »), si trois parois sont à moins de 4 Amot (≈ 1,96 m).
בקצרה · Celui qui doit prendre la route pour une raison nécessaire (Mitsva, travail, subsistance) est dispensé de la Soucca et peut même y manger du pain ; mais celui qui part en promenade ou en voyage de plaisir n'est pas dispensé. Si la Soucca est construite dans un endroit qui empêche lui-même de dormir (peur des chats, des voleurs) et qu'il n'a pas d'autre Soucca, il pourra y manger sans réciter la bénédiction, en raison du doute. En revanche, si le problème vient seulement du froid qui empêche de dormir, la Soucca reste valable.
בקצרה · Celui qui souffre du fait même d'être dans la Soucca (pluie, moustiques, peur…) est dispensé, sans être plus strict ; la dispense ne concerne pas la souffrance due au seul trajet. Si la gêne peut être supprimée (ventilateur, chauffage), on doit le faire, même au prix de grands efforts. Celui qui a déjà quitté la Soucca et s'est couché ou a commencé à manger n'est plus obligé d'y retourner, mais s'il y retourne, il reçoit une grande récompense.